‹ Èdifices de Rome moderne, ou Recueil des palais, maisons, èglises, couvents, et et autres monuments publics et particuliers les plus remarquables de la ville de Rome dessinès, mesurès et publièsChapitre 62 sur 104 · IV · texte numérisé non relu

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654' * NOTICES HISTORIQUES

des liilèles. Cette longue cour, qui éloigne l’église «le la voie publi- <|ue, lui donne plus de calme et prépare le chrétien au recueillement.

Ce portique de l'église est dé«'oré de quatre colonnes, dont deux en granit et deux en marbre africain.

Aujourd’hui cette église ne présente plus malheureusement l’aspect élégant que notre dessin fait supposer. F.n i8a3, à la suite- d’une restauration, les. vingt-quatre colonnes de granit gris qui la divisaient en trois nefs ont été engagées dans l’épaisseur de forts piliers et ont ainsi disparu. . . • ' ••

• \a: sanctuaire est élevé de plusieurs marches au-dessus du pavé de

la nef, et le maître-autel est couvert d’un baldaquin en marbre porté par quatre colonnes d’un très-beau marbre blanc et noir.

L'abside est décorée d’une mosaïque qui date du ix' siècle. Le pavé du chœur est comjiosé de marbres très-variés formant un «lessin riche, mais bizarre. • ’

Parmi les objets intéressants que renferme cette église il faut citer la crypte, on est le tombeau de sainte Cécile; la belle statue en marbre exécutée par Stefano Maderno et dans laquelle l’artiste a reproduit la pose qu'avait le corps de la sainte lorsque le cardinal Sfrondato fit ouvrir, en i Syq, la bière où elle reposait; enfin la chapelle construite à droite delà nef, sur l'emplacement de l’étuve où l'on croit que sainte Cécile fut jetée d’abord. On retrouve encore dans les murs les conduits par où circulait la chaleur!

Tombeau du ranimai Alano Cettwori, dans l'église .£. Pmssede. Tombeau du cardinal Christofom délia Roverv, dans l'église S. M. de! Popolo.

Les deux monuments gravés sur cette planche, de cha«|ue côté du plan de l’église de Sainte-Cécile, sont évidemment conçus d’après les mêmes données, bien que le motif en soit très-différent. L'un et

ET CRITIQUES

l'autre ils sont compris dans une arcade, vers le milieu de laquelle le défunt est représenté couché sur un sarcophage, au-dessous duquel une longue inscription donne le nom et une courte biographie du personnage. Dans la partie supérieure du monument sont représentés, sur celui de gauche les deux apôtres saint Pierre et saint Paul, et sur celui de droite la Vierge tenant l’enfant Jésus et accompagnée de deux anges en adoration.

-Les deux monuments, exécutés en marbre blanc, datent du règne de Sixte IV, e'est-à.dire de la fin du xv* siècle, époque du triomphe de la sculpture d’ornement, et qu’on peut nommer l’âge d’or des arts. L’exécution est pleine de finesse et d’un sentiment exquis qoî répand de la grâce dans les moindres ajustements.

Église S. M. ifegli Angeli (Suinte- Marie-des-s! tiges) et Chartieuse ; place t!e' Tennini.

Cette église, qui occupe l’emplacement d’une salle princi|wle.des thermes de Dioclétien, est, par ses vastes proportions, une des plus majestueuses de. Rome. Au xvie siècle le pape Pie IV, cédant aux sollicitations d’un prêtre sicilien, nomnié Antoine Duca, qui avait une grande vénération pour les anges, se décida à élever un temple sous l’invocation de la Madone des Anges. Il confia l’exëeution de ce projeta Michel-Ange Buonarotti, alors âgé de plus de quatre-vingts ans. Le grand artiste conçut la pensée de transformer en église une immense salle des thermes de Dioclétien dont- les murs et les voûtes avaient encore léur intégrité. I,e pape adopta son projet de préférence aux plans dessinés par d’autres excellents artistes, si l’on s’en rapporte au récit de Vasari, que nous croyons devoir citer ici(i). Michel-

(») «s Fece richiesto dal roedesimo pontifier per far la nuova chiesa di S. M. dcgK Angioli m ile terme Dioclrziane per ridurle a tecnpio a uso di cristiani, e prcvalsc un suo diaegno, ©Ke fece, a molti altri fatti da eccelcnti architelti, cou tante belle considération i per ^omoditii

tijt'l NOTICES HISTORIQUES

Ange conserva en place les huit belles colonnes de siénite, d’un seul morceau, qui flanquaient les grandes voûtes d’arête de cette salle. Pour préserver l’édifice de l'humidité il jugea à propos d’élever le sol de l’église d’environ x mètres; cet exhaussement a détruit la proportion des colonnes et masqué leurs bases, qu'il a fallu rétablir. Quoi qu'il en soit, on doit à la transformation opérée par Michel- Ange la conservation d'un précieux reste antique de l'architecture romaine. Malheureusement les détails modernes de cette église sont d’un goût déplorable; ils ont déparé cet ensemble, dont l'aspect est si grandiose et si majestueux, et auquel on ne reprocherait que des proportions trop lourdes peut-être,' défaut rendu sans doute plus sensible depuis lu surélévation du sol et l'adjonction lâcheuse d'un piédestal courant à la naissance de la voûte.

Voici les principales dimensions de cet édifice :

Hauteur du grand ordre, compris la

nouvelle base, les fûts et le chapiteau. i3m,826

Diamètre des colonnes tnl,644

Hauteur du sol à la voûte aH^gao

Longueur de la grande nef transversale. ioo,n,fraa Longueur de la grande salle seule. . . . 58™,749

Largeur de la même salle. a4m,ooo

Entre-colonnements, d’axe en axe. . . . i8ra,o0o Et celui du milieu aom,ooo

I>e pave fut exécuté par Grégoire XIII; et en 1701, sous Clément XI, le prélat Bianchini fit tracer sur ce pavé la belle méridienne qu'on y voit; elle est bordée des signes du zodiaque figurés en

de’ frati Certosini, che l’hanno ridotto oggi quasi a perfeï.ione, che fe' stupire sua santitâ c tutti » prdati e signori tli corte délie bdliuiro? considération» che aveva faite cod juduio, scrvandosi di lutte l’ossature di quelle terme; etc ne vede cavato un tempio bcllissiino, cd uoa cutiala fuor délia opinione di tutti gît arcliitetti. •

(Vo*ti, I ita di Michel ignolo Iluonarolti.)

pierres de couleur, et sa longueur est «le 45“i"i5. Le monument des thermes, offrant plus de solidité et de chances de durée, fut choisi de préférence pour établir ce gnomon astronomique, sur lequel on trouvera quelques détails dans le f-oyage en Italie, de Irlande.

Enfin Benoît XIV, en 1749, fit faire à l’église, sous la direction de Luigi Vanvitelli, de grandes modifications qui altérèrent entièrement Je plan primitif adopté par Michel-Ange et mirent l’édifice dans l’état où on le voit aujourd’hui. Vanvitelli donna à l’église la forme d’une croix grecque. Il consacra une nouvelle salle à devenir la nef principale; et la première salle, transformée en église par Michel-Ange, devint la nef transversale. Ces changements amenèrent la nécessité d’une autre entrée principale : pour cela Vanvitelli utilisa une salle ronde antique en avant-corps, et il en forma un vestibule d’entrée qiii reçut deux chapelles et quatre tombeaux dans les niches. Deux de ces tombeaux renferment les restes de deux artistes célèbres : Carlo Maratta et Salvotor Bosa. Le maître-autel fut placé dans l’aliside, à l’extrémité de la nouvelle nef principale, et il est étouffé sous une voûte basse. De plus, pour établir de l’uniformité, la nouvelle nef fut ornée de huit colonnes, semblables d’aspect aux colonnes antiques, mais construites en briques recouvertes d’un enduit et peintes. Tous ces changements ont été amèrement censurés; on a crié au sacrilège. Bottari, particulièrement, dans les Dialogues sur les trois arts du dessin, qui lui sont attribués, regrette entre autres choses la belle porte de Michel-Ange, qui a été murée, et critique l’entrée actuelle qui donne accès dans l’église par le vestibule, où l’on est obligé de descendre dix degrés(t). Du reste il paraît (et c’est une observation que fait Milizia) qu’il’ ne faut pas exclusivement ver-

(l) Finalmentc in luogo di quel la tuprrba porta, di«* gli architetli non si *lan<avan «li lodarc, si rntfa adesso p<*r una portuncula la ivraie posta in una faccialuccia ronrava iticschinitsima, coll' olibligo di sceudcrc uirntc ineno di died sralini, coiim* si andassc gift in una grotta. (Bol tari )

058 NOTICE» HISTORIQUES

ser sur Vanvitelli le blâme de toutes ces altérations lâcheuses; luimême, dans ses Mémoires manuscrits, conservés à l’Académie de Saint-I.uc, attribue plusieurs de ces mutilations aux Chartreux, à qui Pic IV avait accordé les ruines des thermes pour y bâtir leur couvent, réuni à l'église Sainte- Marie-des-Anges. Ce sont eux qui lireiK murer par l'architecte Orlandini les chapelles disposées de chaque côté de la nef par Michel-Ange, et Vanvitelli prétend qu’il ne put obtenir d'eux la permission de les rouvrir. Ce fut à la même époque que, plusieurs beaux tableaux qui décoraient la basilique de Saillir Pierre ayant été reproduits en mosaïque, on put disposer des originaux, qui furent transférés à S. M. degli Angeli. L’on vit alors, en i^.’JG, la belle fresque du Dominiquin représentant le martyre île saint Sébastien transportée tout entière, avec l’enduit et le mur auquel elle adhérait, par le célèbre Xahaglia, cet ouvrier de génie, qui, dépourvu d’instruction, mais doué de facultés naturelles, inventa plusieurs machines ingénieuses et devint architecte de Saint-Pierre.

Il faut encore citer, parmi les objets d’art remarquables de cetteéglise, la statue de saint Bruno, faite à Rome par lloudon dans sa jeunesse, et qui est considérée comme un de ses chefs-d'œuvre.

Plan général rie la (hartiruse.

Ia>s bâtiments de ce couvent sont combinés, soit avec l’église S. M. degli Angeli, soit avec ses dépendances. Cela sc conçoit d’autant mieux que les religieux choisirent pour leur architecte Michel- Ange Buonarotti, déjà chargé par le pape de bâtir l’église. Ou retrouve ici la disposition suivie le plus communément pour ces sortes d'établissements, et qui répond parfaitement au régime de vie que les règles sévères de l'ordre imposent aux Chartreux et à leur isolement obligatoire. Michel-Ange, d'ailleurs, dut être naturellement influencé par le souvenir de la belle et délicieuse chartreuse des environs de Florence, bâtie un siècle avant celle-ci par le grand

ET CRITIQUES

architecte Brunelleschi. Dans les deux monastères les dispositions d'ensemble sont les mêmes ; on y voit une suite de petites habitations commodes et toutes semblables , rangées symétriquement autour d’un vaste cloître qui Les relie entre elles et donne à chaque demeure un accès facile pour le service. Pour faire connaître de quoi se compose chaque habitation nous avons reproduit séparément le plan de l'une d'elles sur une plus grande échelle, en plaçant au-dessous une légende qui marque la destination de chaque pièce, et près de ce plan nous avons ajouté deux petites vues qui en complètent l’intelligence.

On peut voir que dans cet asile calme et silencieux, où tout semble inviter à la méditation, au recueillement et à la prière, les besoins de la vie solitaire du chartreux ont été attentivement prévus, et que les dispositions sont bien calculées dans l’intérêt de sou bien-être.

Les bâtiments de la Chartreuse de Rome n’ont pas été achevés et n'existent que d’un seul côté du cloître, vers l’ouest. Grâce aux divers percés qu’on aperçoit sur les murs du fond du portique, il a été possible de compléter le plan, où les petites habitations non-exécutées se distinguent par des teintes plus pâles et grises, tant au nord qu'à l'est.

Deux habitations situées vers le sud ont une distribution différente de celle des autres. Peut-être ces habitations. avaient-elles une destination spéciale, ou bien rappellent-elles un plan primitif qui fut ensuite modifié. L’habitation G, destinée an supérieur dn couvent, est plus étendue et autrement distribuée; elle est naturellement placée à l'entrée du couvent et en communication avec l’extérieur. En face sont de petits logements K, destinés à l’usage des étrangers, et situés à l’écart et loin des habitations des moines. Tout cet arrangement intérieur atteste la prévoyance et le sentiment de convenance qui ont guidé l'architecte.

NOTICES HISTOIIlqUKS

li(k>

, PLANCHE :ht.

/ 'ne du cloître et <ht grand jardin îles clmrtmi.r.

i^a vue gravée au has de cette planche donne une idée de l'étendue de ce grand et beau cloître, de l’effet résultant de cette longue suite d'arcades, portées sur cent colonnes de travertin, et du caractère sévère que lui impriment ces pins séculaires et dépouillés, plantés, dit-on, par Michel-Ange. Les ruines des thermes de Dioclétien apparaissent au-dessus des bâtiments, comme un emblème éloquent de la vanité des choses humaines, à ceux qui sont venus chercher ici un asile sur et paisible contre les agitations de la vie, ses luttes et ses naufrages.

I>e fragment de coupe gravé au-dessus de la vue exprime avec exactitude les proportions des deux étages, celles des arcades ou des colonnes, et fixe les principales mesures.

Les petites fenêtres qui alternent sous le portique avec les portes d'entrée des cellules sont munies de tours par lesquels les pieux solitaires reçoivent leur frugale nourriture et les divers objets dont ils ont besoin.

De chaque côté de la coupe sont placées des vues des deux habitations situées au sud, que nous avons déjà mentionnées. Si elles sont moins commodes et moins complètes que les autres habitations, on ne saurait toutefois leur reprocher de manquer de pittoresque.

Pillais ili Firctize ( tir Florence), via de Prefettî ; plan général et vue de la cour.

Ce palais, après avoir appartenu à la famille di Monte (possession encore attestée aujourd'hui par les armes de Jules III di Monte, qui se voient au-dessus de la porte du milieu de la façade du fond de la

ET CRITIQUES

♦ Mi I

cour , puis aux (àirdelli, est devenu la propriété des ducs de Toscane, qui Font destiné à servir d’habitation à leurs chargés d’a flaires et aux jeunes artistes pensionnaires, que l’Académie des beaux-arts de Florence entretient à Rome.

I .es bâtiments de ce palais sont disposés avec une telle irrégularité qu on reconnaît à première vue qu’ils ont été élevés dans îles conditions difficiles. On a voulu conserver et Utiliser certaines constructions préexistantes, et l’architecte chargé de la restauration a dû chercher. à les régulariser autant que possible, mais sans pouvoir \ réussir bien complètement.

(.ette restauration est attribuée à Vignoie, qui fut, comme on. sait, I architecte du pape Jules III di .[fonte pour les constructions île la villa (milia. Nous partageons cette présomption, tout en faisant nos réserves. Si l’on reconnaît Vignoie dans l’étude ingénieuse du plan, et même sou style dans plusieurs parties des façades, on peut cependant hésiter à croire encore à sa coopération en apercevant certaines négligences et bon nombre d’incorrections qu’il répugnerait d'attribuer à un maître dont la réputation de sagesse est si bien méritée. Pour expliquer ces alternatives de bien et de mal, nous aimeriods mieux supposer qu’en l'absence de Vignoie, souvent éloigné de Rome,, soit à cause des travaux considérables du château de Caprarola, soit à la suite de ses tlénièlés avec le pape, la direction des travaux aura été donnée à un architecte inhabile qui, ou n’aura pas su interpréter des croquis- trop peu arrêtés, ou aura mal suppléé à des dessins incomplets.

f ne de Iti ttutr prise sous le /loilit/lie, côté, de l'en liée.

Parmi les détails incorrects du palais de Florence, dont nous parlions à l'article précédent, et que nous nous déciderions difficilement a attribuer à Vignoie, nous citerons ici les proportions des arcades du portique, ou celles des entre-pilastres de la façade du fond

NOTICES HISTORIQUES

de la cour; elles sont en effet trop éloignées du sentiment de cet artiste et des doctrines qu’il professnit. Faut-il supposer que les obstacles qu'il avait à surmonter étaient tels qu’il n'a pas réussi à les

vaincre?

Il est également assez, probable que les deux portiques situés de chaque côté de la cour, et dont les chapiteaux sont variés et antiques, sont d'une construction antérieure n la restauration de Vignolé; celui-ci aura seulement établi le portique du côté de l’entrée, où l’on voit des chapiteaux modernes qui semblent de sa composition. Nous reproduisons ici deux des chapiteaux antiques qui se distinguent par leurs gracieux ajustements.

I,e motif du milieu de la façade du fond de la cour est sans doute d'une proportion trop lâche; mais du moins est-il bien entendu. Au rex- de-chaussée une partie de mur complètement lisse contribue de chaque côté à rendre moins sensible le défaut de liaison des arcades et des entre-pilastres, tandis qu'aux autres étages les bandeaux bien combinés et une suite de croisées uniformes rétablissent partout l imité et l'harmonie. De tels ajustements, qui seuls ont le pouvoir de transformer en entier un édifice, manifestent une rare intelligence

ET CRITIQUE»

et sont le caehet d’un artiste de premier ordre. Après ees éloges donnés à des combinaisons bien calculée», nous abandonnons a un juste blâme les détails des fenêtres et des niches du premier étage, le motif mal ajusté de la fenêtre du milieu de la façade du fond de la cour, les encadrements placés au-dessus des niches... Tous ces objets, à la vérité, n’ont plus qu’une importance secondaire, si l'on considère que le but principal a été atteint.

Toute la partie en aile à droite sur le plan appartient au vieux palais; il faut néanmoins en excepter le grand escalier aboutissant au premier portique, qui doit être une combinaison de Vignole.

V uc de la logr du fia lais di Fircnzc ; détails du plan et du pavé.

Nous reproduisons le plan de cette loge sur une plus grande >v, échelle, afin d’exprimer plus nettement les ressauts, de donner les principales mesures, et surtout pour en faire connaître l’agréable carrelage en terre cuite.

La vue du haut de la page rend compte de l’effet de la loge et des ajustements de la voûte, dont les élégantes peintures sont attribuées au Primatiee on aux frères Zuccheri.

fi P .r *

Élévation sur le jardin du palais di Fircnzc, et coupe sur le bâtiment ' du fond de ht cour. '

Si l’on retrouve le style de Vignole dans lç motif de cette façade iv, et dans les profils- et les autres détails, il faut reconnaître qu’il n’a ici ni sa netteté ni sa décision ordinaires; on peut même critiquer les fenêtres, surtout celles du rez-de-chaussée et du premier étage, comme présentant de véritables incorrections qui surprennent chez le suprême législateur dej’architecture. La. coupe suc la largeur du

NOTICES HISTORIQUES

bâtiment du lond de k cour, outre les parties intérieures dont elle fait connaître les dispositions et la décoration, contient une suite de mesures importantes.

Détails de ta juçude sur le jnrrlin et dérnmtinn t/’ajir voûte.

iv, s,. lies details réunis sur cette planche ne sont pas sans doute les plus corrects, ni les plus élégants, ou les mieux caractérisés, qu'on puisse citer du grand architecte Vignole; mais comme ils offrent de lions ajustements, nous avons cru devoir les publier.

Quant à la décoration de la voûte, dont l’ensemble se voit sur la même planche, elle est d’une légèreté, d’une grâce et d’un goût exquis, et il règne une grande variété dans la plupart des motifs.

< >n cite Prospero Fontana parmi les peintres qui ont coopéré à la décoration de ce palais, et cela est probable : il a, en effet, exécuté, sous la direction du même architecte Vignole, des arabesques à la villa Giulin.

s , PLANCHE 322.

Eglise et couvent de S. Pietni in Montorio.

xm, 1 .1 façade de l’église de S. Pietro in Montorio a été donnée précédemment (planche 44); sur cette nouvelle planche nous ajoutons le plan de cette église, de la place qui précède, du couvent et du petit temple de Bramante, situé dans ce couvent. Deux autres plans , à pne plus grande échelle, reproduisent: l'un l'état actuel de l’église et du cloître, l'autre le projet de Bramante d’une cour circulaire autour du petit temple. Ce projet, qui nous a été conservé par Serlio, constituait une disposition harmonieuse bien préférable à celle de la cour carrée qui a prévalu.

En iHjq. l'église de Saint-Pierre in Montorio. située à peu de dis-

KT CKITIQIKS.

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tance au-dessous de lu porte de S. Pancrazio, près de laquelle eurent lieu les principales opérations militaires du siège de Home , fut fortement endommagée, et il a fallu la restaurer et eu reconstruire le clocher. Malgré le voisinage, le petit temple circulaire de liramaute a été respecté et laissé intact par les bombes françaises, qui tombaient tout autour, et furent assez heureuses pour éviter au moins cet attentat de lèse-majesté contre l'art.

La vue générale placée au haut de cette planche reproduit, outre l'église, les terrasses qu’elle domine, et plus loin en arrière la fontaine Pauline, une partie de la ville de Home et de l’horizon : admirable panorama, et un des plus saisissants de cette ville, si riche en beaux points de vue!

y ue du //et il temple circulaire de lieu mante.

Noua avons déjà publié les plan, coupe, élévations géométrales et un. ,, détails de ce charmant petit monument (planches io3, io4 et io5), et nous lui avons consacré les notices qui se troment uux pages -i/\i et suivantes du texte; cette nouvelle planche est destinée à donner une idée plus exacte de ce petit édifice, présenté ici en perspective ; on y voit l'ensemble de la cour et le clocher de l’église S. Pietro in Montorio.

Cette reproduction du monument sous un nouvel aspect nous permet de rectifier quelques inexactitudes, notamment au-dessus de l’ordre dorique, où les balustres sont ici moins serrés et moins nombreux.

En revoyant ce petit chef-d'œuvre de Bramante, a un dernier voyage fait à Rome, notre impression première n’a pas changé : il nous a toujours semblé être un dérivé immédiat de l’antique; les formes de ce temple, sa proportion nous ont toujours paru d’une justesse et d’une grâce parfaites.

titjti NOTICES HISTORIQUES

Dans ce nouvel examen nous n'avons pas été choqué de la pesanteur de l'amortissement de la coupole, qui semble amoindri à cause du peu de rendement du point de vue. Les trois marches qui fortifient le socle, portant les colonnes, sont un motif plein d’à-propos et d'un effet bien calculé. La petite porte d'entrée, en marbre blanc, est exécutée dans le sentiment grec; elle est sèche, et les consoles posent mal. Peut-être trouvera-t-on que les colonnes du portique ont de la maigreur; mais l'auteur a sans doute voulu maintenir partout des proportions élégantes et légères.

Mous rappellerons que le monument entier est exécuté en travertin, excepté le fût des colonnes, qui est en granit gris; les bases et les chapiteaux sont en marbre blanc, ainsi que le motif de couronnement de la petite coupole.

Nous avons voulu compléter notre description en donnant ici une vue du temple, avec son enceinte circulaire, telle que Bramante l’avait projetée. I,a coupe prise sur le portique fait bien saisir l’en-

ET CRITIQUES

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