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Plan de la chapelle Bolognetti, via Nomentana.
Cette chapelle est située hors de la porte Pia, au nord-est et à un mille de Rome, au bord de la voie antique Nomentana. La disposition en est assez bien conçue et assez bien étudiée, et elle serait parfaitement convenable pour la chapelle particulière du palais d’un souverain. Deux escaliers, placés derrière l'autel, conduisent d’une part à des tribunes publiques, et de l'autre aux pièces d'habitation pour le prêtre qui dessert la chapelle, et au-dessous desquelles se
trouvent la sacristie et ses dépendances.
Plan de l'église S: Carlo «a Catinart.
Le quartier où est située cette église était habité par des fabricants d’écuelles communes, appelées en latin catina ou catini; c'est de là que proviendrait, dit-on, la désignation qui lui est restée. Le plan de l’église est d’une disposition régulière. On est frappé, en y entrant, de l'effet produit par sa grandeur et par sa coupole, une des plus élevées de Rome; les quatre pendentifs en sont décorés de peintures figurant les vertus cardinales, ouvrage célèbre du Dominiquin. Quelques autresouvrages de grands peintres y attirent encore des visiteurs ; mais l'architecture de l'édifice est dépourvue de goût. Il fut bâti en 1612, sur les dessins de Rosati; la façade a été ajoutée par J. B. Soria, architecte romain, né en 1581 et mort en 1651,
Portes projetées par Bramante pour l'entrée principale du palais della
Cancellaria et pour celle de l’église S. Lorenzo in Damaso.
Nous avons consacré dans notre premier volume plusieurs articles à l'étude du palais de la Chancellerie, cette œuvre si caractéristique du talent de Bramante. À l’occasion de la planche 80, qui en pré-
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sente l'élévation, nous disions (page 224) que « la porte du palais, n'étant pas d’un goût très-pur, ne méritait pas d’être reproduite avec ses détails.» Cette porte fut établie sous la direction de Domenico Fontana. Nous sommes heureux de pouvoir reproduire iei le projet de porte primitif, tel que l'avait concu Bramante lui-même, d'apres un manuscrit précieux dont l'écriture est de sa main. Notre cadre ne nous à pas permis de donner cette reproduction de la grandeur de l'original, qui est à peu près double de celle de notre gravure. Mais les dimensions que nous avons dû adopter permettent de bien saisir l’ensemble et les détails de ee bel ajustèment. En voyant la souveraine élégance, le style pur, la conception limpide qui brillent dans le projet de Bramante, on s'étonne que Domenico Fontana, chargé par le cardinal Alessandro Montalto, neveu de Sixte V, de terminer cette partie restée inachevée du palais de la Chancellerie, ne se soit pas fait un devoir religieux de laisser à cet édifice son complément naturel et harmonieux, en exécutant cette porte telle qu'elle avait été dessinée par l’illustre architecte du palais. Les projets originaux étaient-ils égarés alors? C’est peu probable. Les deux dessins de portes de la facade du palais de la Chancellerie par Bramante durent ètre conservés à part, afin de servir un jour à achever son œuvre. En effet, ses successeurs semblent sien être inspirés ; ils s'y sont à peu près conformés pour l'ordonnance générale; mais c'est dans les détails qu'ils se sont plu à les dénaturer. Qu'est-il résulté de ce désir d'innover, auquel s’est abandonné Domenico Fontana ? C'est que la porte dessinée par lui, non-seulement ne s’harmonise pas avec le style du palais, mais en rompt, d’une manière peu heureuse, l'unité architecturale. Une seule considération peut servir à expliquer, sinon à excuser, ce double outrage fait à Bramante et au monument : c'est qu'à l’époque où Domenico Fontana était appelé à compléter par cette dernière addition la facade de ce palais, plus de soixante-dix ans s'étaient écoulés depuis la mort de Bramante ;
toute la première génération des grands architectes était éteinte; le
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gout artistique s'était altéré, et l'architecture inclinait déjà vers son époque de décadence,
Porte de l'église S. Lorenzo in Damaso.
On sait que l’église S. Lorenzo in Damaso n’a point de façade propre; elle s'étend derrière un prolongement de la facade du palais de la Chancellerie. La porte d'entrée de cette église est placée à droite dans cette façade pour ceux qui la regardent en face (voir l’élé-
vation de la planche 79, tome I). Ce fut le cardinal Alessandro Far-
‘ nese, neveu de Paul HIT, qui la fit exécuter sur les dessins de Vignole.
« La pureté de ses profils, disions-nous page 226, la forme heureuse de ses consoles et l'ajustement du soffite du larmier la font regarder, à juste titre, comme un des beaux modèles qu'on puisse offrir en ce genre. » (Voir tome [®, planche 83.) Cependant ici encore, quelles que soient la belle entente des moulures et lélégance des profils de cette porte de Vignole, n'y a-t-il pas lieu de reconnaitre que cette œuvre vraiment magistrale, si on la considère en elle-même, n’est pas dans un rapport assez intime avec la facade de Bramante, à laquelle elle fut postérieurement ajoutée et dont elle devait devenir une-partie intégrante? Les longues et riches consoles de sa corniche, les crossettes de ses chambranles ne sont-elles pas des motifs dans un sentiment nouveau, des éléments étrangers introduits inopinément dans cette facade? Quoique l'unité ne soit pas ici brusquement rompue, comme elle l’est par lestyle de la porte de Domenico Fontana, on est cependant disposé à soupconner que Bramante, s’il avait pu terminer son œuvre, l’aurait complétée dans un sens un peu différent de celui adopté par Vignole. Au lieu d’une simple conjecture, nous sommes encore heureux de pouvoir ici produire le dessin même de Bramante, relevé sur la même feuille manuscrite qui nous a fourni la première porte.
Maintenant, si l’on restitue par la pensée à la facade du palais de