‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 23 sur 86 · MN · texte numérisé non relu

MN

deuxième étage du Palazzo Verano et, pour y accéder, il fallait traverser la troisième pièce qui faisait salle d'école. Notre chambre servait aussi de cuisine. À côté de notre lit, il y avait une armoire de bois rougeâtre qui renfermait nos vêtements ; en face, une étagere au fronton en forme d’arc, pleine de vieux livres et de vieux journaux. Arnaldo et moi, nous les feuilletions, et nous y lûmes, pour la première fois, des poésies et des journaux illustrés, comme l’Epoca, qui alors, se publiait à Gênes.

Ce fut sur cette étagère qu’un jour je fis une déeouverte qui me remplit de stupeur et d'émotion : je trouvai les lettres d’amour que mon père avait adressées à ma mére. J’en lus quelques-unes. En face du ht, ik y avait la huche pour le pain, pas très loin du fourneau, presque toujours éteint. Dans FPautre pièce dormaient mon père, ma mère et Edvige. Le mobiker de cette chambre se composait d’un grand bahut et d’une grande armoire de bois blanc, au sommet de laquelle on apercevait neuf rouleaux de toile, dont ma mère était particulièrement fière et jalouse. Au milieu, une table sur laquelle j'étudiais. C’est sur cette table qu’un peu plus tard je fis mes premières grandes lectures ; elles allaient de la Morale des positivistes, de Robert Ardigo, alors très en vogue, à l'Histoire de la Philosophie de Fiorentino ; des Misérables de Victor Hugo aux Poësies de Manzoni.

Surtout pendant l’été, Arnaldo était mon compagnon de jeux et d'aventures. Pendant l’hiver, dans notre maïson pleine de fumée, il faisait froid et la neige seule nous apportait quelques distractions. La misère tout

TPE aie dl ni ss Le UP

PR 0 Elec éme PS tale - - GO EME CEE ET 1 LR 7 ÉGérèns “ BE es nt ee 2 RD RATS A CT ere: M TS A NES LU NEEMeS E—- à pate. 2, SAR . i Li a RE get x D - "fs

Page 1