TES
is Ex ee R en Thu KT DU Ne CDS PES RS nt UT + de Vie ae 2 RS 020 22
, Let, an
LE
agen dt
autour de nous était grande. On nous prêtait du pain, de l’huile, du sel. Quand les « œuvres >» fonctionnaient, nous touchions 28 sous pour toute une journée. Un événement qui laissa une trace ineffacable dans notre mémoire et que par la suite, plus d’une fois, j’ai rappelé à Arnaïdo, fut le départ des émigrants pour le Brésil. De Varano, Matteo Pompignoli partit. Quelles scènes d'émotion et de larmes ! Comme je me souviens de cette soirée ! Ceux qui partaient descendaient l’escalier mal éclairé par des lampes à pétrole, les épaules chargées de grands sacs, pendant que les parents, du haut des balcons, continuaient à leur crier leurs adieux. La plupart ne sont pas revenus. Beaucoup sont morts dans les fazendas de Minas Geraes.
L'été était notre saison favorite. Finies les classes, la salle de l’école de ma mère était vidée pour y loger le blé battu par la machine que mon père avait été le premier à acheter dans le pays. On allait à la chasse aux nids et aux fruits. On épiait le premier fruit mûr : le fleuve était notre but préféré. Arnaldo, déjà alors, révélait son tempérament. Il était infiniment meilleur et plus sérieux que moi. Alors que mes jeux avec mes camarades finissaient souvent en batailles furibondes, je ne me souviens pas qu'il en ait jamais provoqué. Il était doux et réfléchi. Il me retenait, me conseillait, m'’aidait ensuite à remettre mes vêtements en ordre, pour que je puisse me présenter devant mon père, sans risquer de recevoir des coups. Pendant que j'écris ces lignes, je revois le fleuve, le torrent, la route, les chaumières, le clocher de S. Cassiano, mes camarades, le coche qui de la grand’route montait à Varano, les
es
+ ms
Ki 8 L. à 8) A % HT bn:
DFA
Fr
iv :
ÿ À Le ’: d x »
nm v
MEEA4 :
Ca
À, v 1 IT \
gr si PUS +
it Ô £ | .
: Dr Et u TE: LI
Ed "
MREYS «