LES PROVINCIALES. I — D
l LES PROVINCIALES.
réimpression : « Il faut être théologien pour en voir le fin. La différence qui est entre nous est si subtile qu'à peine pouvons-nous la remarquer nousmêmes. » C'est d'ailleurs la seule modification que présente la comparaison des deux textes.
La deuxième Lettre a été réimprimée avec un changement unique ; elle avait par erreur été datée du 29 février dans le texte primitif; la date exacte du 29 janvier a été rétablie dans les exemplaires réimprimés.
La troisième Lettre offre le passage suivant dans les exemplaires de la première impression, page 5, ligne 20... : « A quoi il me répondit en riant, comme s il eût 'pris plaisir à ma naïveté : Que vous êtes simple de croire qu'il y en ait ! * Et où pourrait-elle être? Vous imaginez-vous que si l'on en eût trouvé quelqu'une, on ne l'eût pas marquée hautement et qu'on n'eût pas été ravi de l'exposer à la vue de tous les peuples dans l'esprit desquels on veut décrier M. Arnauld? — Mais, lui dis-je, pourquoi donc ont-ils attaqué cette proposition ? — A quoi il me repartit : Ignorez-vous ces deux choses que les moins instruits de ces affaires connais-
1. Il s'agit de la différence qui existerait entre la Proposition d'Arnauld censurée par les docteurs de Sorbonne et la doctrine des Pères de l'Église.
INTRODUCTION. u
sent : l'une que M. Arnauld a toujours évité de dire rien qui ne fût puissamment fondé sur la tradition de l'Eglise ; l'autre que ses ennemis ont néanmoins résolu de l'en retrancher à quelque prix que ce
soit » Le même passage, dans les exemplaires de
la réimpression, est modifié ainsi qu'il suit: « .... A quoi il me répondit en riant : Que vous êtes simple de croire qu'il y en ait! Et où pourrait-elle être? Vous imaginez-vous que si l'on en eût trouvé quelqu'une, on ne l'eût pas marquée hautement, et qu'on n'eût pas été ravi de l'exposer à la vue de tous les peuples dans l'esprit desquels on veut décrier M. Arnauld ? Je reconnus bien à ce peu de mots que tous ceux qui étoient neutres dans la première question ne l'eussent pas été dans la seconde. Je ne laissai pas d'ouïr ses raisons et de lui dire : pourquoi donc ont-ils attaqué cette proposition? A quoi il me repartit : — Ignorez-vous que M. Arnauld a toujours évité de dire rien qui ne fût puissamment fondé sur la tradition de l'Eglise, et que ses ennemis ont néanmoins résolu de l'en retrancher à quelque prix que ce soit.... »
Quatrième Lettre. Première impression, page 1, ligne 28 : « .... Si Dieu nous donne.... »au lieu de : « Si Dieu ne nous donne.... » Page 5, ligne 19 : « .... Dieu n'a pas relevé. ... » au lieu de : « .... Dieu