LES PROVINCIALES. I — J
(mai LES PROVINCIALES.
et de bonté et voulut bien me demander si je connaissais la langue italienne. Je lui répondis que je la comprenais assez bien, mais que je la parlais fort mal. — Et moi, dit le Pape en souriant, je ne parle guère le français, mais je l'entends suffisamment. Eh bien ! je vous parlerai en italien et vous me répondrez en français. — Et le Saint-Père, après m'avoir adressé quelques questions sur mon voyage en Italie, me demanda des nouvelles de la santé du président du conseil, M. Guizot, et me parla des fonctions dont jetais chargé aux affaires étrangères.
M. Iiossi intervint alors dans l'entretien de la façon la plus obligeante pour moi, et dit au Pape qu'indépendamment des devoirs que j'avais à remplir au ministère, je m'étais livré à d'autres travaux qui avaient été appréciés par l'Institut de France, et il cita ceux que j'avais consacrés à Pascal, dont j'avais publié les Pensées d'après les manuscrits originaux. — Je le sais, dit Pie IX1, et me regardant de nouveau en inclinant la tête en signe d'approbation, ce Pascal, dit Sa Sainteté, a bien mérité de la religion ; son ouvrage réunit la splendeur et la solidité. » En ce moment l'ambassadeur, comme