‹ Edition des œuvres de Blaise PascalChapitre 33 sur 34 · LES PROVINCIALES. I — K · texte numérisé non relu

LES PROVINCIALES. I — K

clxii APPENDICE

ment, que tous ceux qui voudront s'en instruire, y apprendront tout l'état de cette dispute qui fait aujourd'hui tant de bruit; et que les Jésuites déguisent si fort, qu'on sera surpris de voir combien on est éloigné de l'entendre, quand on ne le sçait que par leurs entretiens, leurs livres ou leurs sermons.

Aussi le P. Annat se voyant si solidement réfuté, entreprit de soutenir la cause de sa Compagnie en répondant à cette XVII" lettre. Mais cela n'a servi qu'à donner un nouveau jour à ce différend par la XVIIIe qui fait voir que ce jésuite étant pressé de montrer en quoi consiste l'hérésie qu'ils imputent à leurs aduersaires, il ne Ta pu mettre que dans une erreur que tous les catholiques détestent et qui n'est soutenue que par les seuls calvinistes. De sorte qu'il y a sujet de louer Dieu de voir l'Église délivrée de l'appréhension qu'on lui vouloit donner d'une nouvelle hérésie, puisqu'il ne se trouve personne clans sa communion qui ne condamne les dogmes qu'il faudroit soutenir, selon les jésuites mêmes, pour être du nombre de ces prétendus nouveaux hérétiques.

On a ajouté aux dix-huit Lettres provinciales une XIXe intitulée Lettre d'un avocat, etc., parce qu'on l'attribue ordinairement à l'auteur des Provinciales et qu'elle en est une suite1.

N° IV (voir p. CXLVI ci-dessus).

Ce ne fut qu'à mon retour à Paris que je fis parvenir à Pie IX l'exemplaire des Pensées dont il avait agréé l'hommage. Mais l'accueil si bon et si distingué dont il daigna m'honorer, me fit supposer qu'un vénérable et savant oratorien de Saint- Philippe-de-Néri, que j'avais vu dès mon arrivée à Rome, lui avait parlé de moi. Quoi qu'il en soit, j'oserai dire qu'il y eut entre le Souverain Pontife et mon bumble personne une impression réciproque comme si nous nous étions déjà vus. Ce sentiment n'avait rien que de naturel de ma part, me Irou-

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