Abecedario, ] , i
PREMIERS TRAVAUX A PARIS ET A VERSAILLES
plaisaient pas, jusqu’à ce que. lassé d’attendre, on renonçât à les voir jamais achever : l’histoire des statues de l’église Saint-Snlp.ee en fournira une preuve évidente. C'est seulement entre 17^7 l *7^9 4UC
le projet du Louis XIV fut définitivement abandonné 1 ,
En même temps que la première commande du Roi, Rouchardon en avait reçu une autre du fameux curé de Saint-S ulpice, Langue!
de üergy, Un premier marché 3 , passé le 10 mars 17-33, stipulait lexécuüon de deux statues en terre, et leur moulage en plâtre, au prix de deux mille livres pour le tout. Elles devaient représenter, l’une la Vierge de cinq pieds et demi de haut, l’autre un Ange t de six pieds, tenant un livre destiné à servir de pupitre. Ce n'étaient doue que des modèles,
La statue de la Vierge, destinée à figurer sur un autel, fut exécutée en argent, mais par un orfèvre peu habile. Le modèle du plaire s, de bronze doré, se faisant de l’épître et à celle de l'évangile J. C les deux anges, notamment, lurent
Projet de tombeau attribué h Ikmehardon.
(Collection paTlîcuUène.)
pupitre fut fondu en deux exempendant, pour servir à la lecture es diverses œuvres n'existent plus; mvoyés à l'arsenal le 2 3 frimaire
I. « État des ouvrages faits pour je Roy par M. Bouchardon » \0* ig3ÏJ.
a. Original, che& leâ héritiers de Boucha rdoo.
3, Caylus, Vie tfEd/ne Bouchardon, 46*47- — Rallier d’Argen ville, Voyage pittoresque de Paris, [77s, p. 35 1 ; Thiéry* Guide des Amateurs, etc,. II, p. 434,
BOUCHA Jt DON -
BOUCHAKDON
an U ■* Lne gravure de la statue Je la Vierge a été faite par Sornique aux frais du curé Languet. D’autre part, suivant Piganiûl de la Force, cette statue était ■ quelquefois cachée par un tableau représentant la
Vierge debout, ayant les bras ouverts et les yeux levés au ciel *. ce uvred* un peintre nommé Chevalier a; la description de ce tableau se ra p po rte exa c t eru en t à pl usi e u rs gra v u re s ni od ernes con se rvées a u Cabinet des Estampes, dans l'Œuvre de Bouchardon, auquel elles sont tout à fait étrangères.
Caylus a fait un grand éloge des deux anges, dont il admirait « le svelte et la jeunesse » unis à « la modestie, à La noblesse et au recueillement ». Baille! de Saint- Julien en vantait également la noblesse ».
Le curé Langue! n'avait pas été moins satisfait : il conclut avec l'artiste un second marché, beaucoup plus important, le 22 juin 1 704 4. Bouchardon s’engageait à sculpter, en pierre de Tonnerre, vingt-quatre statues composées chacune de deux blocs et mesurant six pieds do haut, sans compter les plinthes. Elles devaient être placées tant au pourtour du chœur que dans la nef et autres endroits de l'église, sur des culs-de-lampe en pierre de Saint-Leu. Le sculpteur prenait à sa charge la fourniture de la pierre; il lui était alloué douze cents livres par statues. Le texte du
i- Couru jod, Alexandre Lenoir, son journal, etc., I, p, n. n° 176,
2. Piganiol de La Force, Description..... de Paris, 1765, VII, p. 324,
3. Caylus...,. p. 45-46. — Baillct, Lettre sur ta Peinture..,,, 2e édit,, 1749, p. 3a..