PREMIERE RDI CATION DE BOUCHARDON
Ce grand bas-relief est aujourd'hui encastre au-dessus de lu porte principale de l'église Suint- Bénigne en la même ville. Il y est assez, mal éclairé et difficile à voir. On y remarque, cependant, des qualités réelles de composition classique, en même temps que la banalité des types et des expressions. ü est un bon travail, mais un peu redondant cl vide comme tant de productions de l'art religieux de ce temps, où rien, en tous cas, n'annonce encore ce que sera plus tard l'art sobre et puissant de Boucha rdon le [ils.
Je n ai pu savoir exactement à quelle époque Edme Bouchardon se rendit à Paris pour y travailler sous la direction de Coustou, On vient de voir qu'il était à Dijon au mois de juin 1720, et qu'a cette date le basrelief de Saint-Etienne venait d'ètre terminé. Le portrait de son père, dont il a été question plus haut, est daté de 1722, et n’a pu être fait qu'à Chaumont. D'autre part, nous avons une lettre de lui à son père, datée de Paris, le 22 mai 1722, dans laquelle il dit : * Depuis que je suis icy, je n'aime pas trop à courir par Paris,..; * c'est donc la preuve qu'il n'y avait pas très longtemps qu'il y était. Quoi qu'il en soit, il iït sans doute deux fois le voyage de Paris, car « il fut contraint, dit Mariette, de retourner au pays et de chercher dans l'air natal le recouvrement de su santé, que celui de Paris détruisoit*. . Le plus tost qu'il le put i! retourna à Paris et entra pour la seconde fois chez Coustou *
Il s’agit ici de Guillaume Coustou, dit Coustou le jeune, l'auteur des Chevaux de Marh\ et non de Nicolas, son frère, dit Coustou Paine, comme on l'a écrit \
Il semble, d’après la lettre d’Edme à son père, du 22 mai 1722, que Ses rapports du maître et de ! élève aient été particulièrement cordiaux et que Coustou ait montré tout de suite beaucoup d'estime pour ce jeune
tiuilFrcy et Pierre Marcel |, en raison des différences très instables décomposition, en raison aussi de la technique menue de ce dessin, technique que Bouchardon ne semble pas avoir pratiquée à cette date, et surtout de ce fait : qu'avant son arrivée en Italie il ne parait pas avoir employé la sanguine, dont il se servit ensuite dVine manière à peu près exclusive.