I SOLDATS
SwEYN. — Non, Edouard n'est pas mort, je l'ai sauvé.
SiWARD. —0 Dieu ! Edouard n'est pas mort !
LÉOFRIC. — Edouard vivrait encore, dis-tu ?
SwEYN. — Oui, noble comte de Leicester, je l'ai sauvé !
LÉOFRIC — Dieu soit béni !
OswiN. — O mon père, Edouard est sauvé !
GoDWiN. — Tu Tas sauvé, Sweyn ?
GoDwix {levant sur lui son tpée). — Traître!
OswiN (^se précipitant au-devant du cou}>^. — Arrête, scélérat !
Sweyn. — Sachez-le, Godwin ; dès la nuit dernière, j'ai pris cette résolution. Je n'ai jdus consenti à être son geôlier que pour devenir son protecteur.
Léofric— Oh ! merci, Sweyn, merci ; vous nous avez rendus tous à la vie en nous sauvant la vie d'Edouard.
SwEYN. — Il n'y a pas une demi-heure encore, que Godwin m'ordonnait de faire périr le bon prince : deux bourreaux devaient faire tomber sa tête. Je fis entrer les meurtriers dans le caveau, les premiers ; je refermai la porte sur eux ; puis je cachai la noble victime dans une salle dérobée, atténuant avec anxiété que vos efforts vous rendissent maitri-^ du château.
OswiN. — Où est-il ? que je coure à sa rencontre, qnej'aille lui présenter mes respects, que je l'amène au milieu des siens.
SwEYN. — Dans une chambre, tout près d'ici. {Oswin 807't.) Vos serviteurs font toml)er les fers de es mains endolories, et revotent ses épaules d'habits convenables.
LÉorRU'. — Dieu vous récom|)ensera, Swoyn, et nous aussi. (Edouard entre conduit par O.^wia.)