‹ Education et instruction (volume 3)Chapitre 20 sur 88 · Le crédit est aujourd'hui (1887) de 500000 francs · texte numérisé non relu

Le crédit est aujourd'hui (1887) de 500000 francs

surtout lorsqu'il s'agit d'étendre les lumières et de propager la science. » Après 1850, le conseil municipal ne se refusa pas à maintenir ce qui existait, et le déclin se fit moins sentir qu'ailleurs. Le relèvement, en 1867, fut aussi plus rapide et plus brillant. Mais les mêmes causes ne pouvaient tarder à produire les mêmes effets. La première fois que nous étions entrés dans une classe du soir, pendant l'hiver de 1865, nous avions été frappés tout à la fois de la somme de forces qui s'y dépensaient et de l'insuffisance des résultats qui s'y produisaient. Toutefois il fallait aller au plus pressé et commencer par affermir l'enseignement primaire dans l'école même. Plus tard les événements de 1870-1871 durent faire différer tout essai de réforme. En 1875, et alors que les esprits étaient déjà préparés à la nécessité d'une nouvelle économie des classes, l'occasion de l'entreprendre se présenta.

On sait que la loi du 19 mai 1874 sur le travail des enfants dans les manufactures, applicable à partir du 19 mai 1875, interdit aux patrons d'admettre aucun enfant avant l'âge de quinze ans accomplis à travailler plus de six heures chaque jour, s'il ne justifie, par la production d'un certificat de l'instituteur ou de l'inspecteur primaire, visé par le maire, qu'il a acquis l'instruction élémentaire *. D'autre part, la loi du 27 juillet 1872 sur le recrutement de l'armée dispose que les jeunes soldats qui font partie de la deuxième partie du contingent, et qui, à l'expiration du temps de service fixé pour leur instruction militaire, ne savent pas lire et écrire, peuvent être maintenus au corps pendant une nouvelle année2; le 5 mai une circulaire ministérielle avait rappelé ces prescriptions; elle indiquait en même temps

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