lie vue des Deux Mondes, t. LXXVII, p
flétrit son imagination et son cœur, abâtardit en lui l'esprit du métier. Déplorable école de mœurs publiques autant que de mœurs privées, il déprave l'homme dans l'apprenti, le citoyen dans l'ouvrier, et ne forme même pas l'ouvrier.
Une telle situation ne pouvait manquer d'éveiller la sollicitude des industriels; nous venons d'en citer des exemples. Depuis 1850 diverses institutions privées ont été fondées dans le but d'assurer l'éducation de l'apprenti. Quelques-unes n'ont pu résister aux troubles de ces dernières années; d'autres, les plus anciennes, subsistent encore. Toutes, quelle que soit leur situation présente, doivent être mentionnées ici, non seulement à cause des éléments qu'elles apportent à l'étude de la question, mais parce qu'elles peuvent concourir, dans une certaine mesure, à en fournir la solution
Certaines maisons ne se préoccupent que de préparer le recrutement d'industries spéciales. Telle est l'origine des pensionnats d'apprentis de MM. Lemaire1, Savard2, Leclaire5, Villepèle et Gamba4, Midocq5, Wolff6, Prévost-Lambert7, Hamelin8; de M. et