Rapport de M. le vicomte de Melun, 25 décembre
2. Au nom de M. Girette il faut ajouter ceux de MM. Vuillet, Prud'nomme et Demarquet, adjoints au maire du 4* arrondissement, ainsi que ceux de MM. Vautrain, Ch. Loiseau, Callon, Desouches, anciens membres de la municipalité de l'arrondissement et membres du Conseil municipal. Voir l'appel de M. Girette aux habitants du 4° arrondissement et les statuts de l'œuvre, qui possède déjà un fonds de près de 40 000 fr.
les aider à en exprimer, pour ainsi dire, toute la fécondité. 11 faut surtout seconder des créations telles que celles de la Tutelle et des Pensionnats, qui, n'ayant aucun intérêt de profession à sauvegarder, font véritablement œuvre d'assistance sociale.
Mais l'initiative privée peut-elle suffire seule à cette tâche, et quelle a été jusqu'ici la mesure de son succès?
Ce qui permet aux sociétés que nous venons d'énumérer d'exercer une action utile, c'est que- le nombre des sujets que chacune d'elles prend sous sa protection est peu considérable, et que la tutelle qu'elles exercent a ou s'efforce d'avoir le caractère suivi, pénétrant, individuel, d'une tutelle de famille. Multiplier le nombre des apprentis de chaque patronage, c'est risquer de disperser une sollicitude qui vaut surtout par sou intensité.
Or, il ne faut pas se le dissimuler, si modeste que soit le cadre de ces institutions, la charge qu'elles imposent est lourde, et les patrons se déclarent incapables de la soutenir : c'est ainsi qu'à la Tutelle les fabricants souscrivent pour moitié aux frais de la pension des apprentis. Il en est d'ailleurs qui ne sont pas absolument gratuites, et qui par là même profitent aux enfants de la classe demi-bourgeoise plutôt qu'aux enfants de la classe ouvrière proprement dite : les écoles d'enseignement professionnel pour les jeunes filles, par exemple, qui ont à supporter de grands sacrifices, perçoivent un droit d'écolage variant de 6 à 10 francs par mois.
Les difficultés économiques s'unissant aux autres difficultés, le développement de ces sociétés se trouve nécessairement restreint. Ainsi s'explique qu'au cours des années 1866 à 1869, période de leur plus grande
extensions le nombre des enfants qu'ils ont couverts de leur patronage dépasse à peine 3000.
1. En voici le détail. Voirie Bulletin de la Société de protection des appren tis , pa ssi m .