‹ Education et instruction (volume 3)Chapitre 39 sur 88 · INDICATION DES ÉTABLISSEMENTS · texte numérisé non relu

INDICATION DES ÉTABLISSEMENTS

Pensionnat Lemaire

Pensionnat Savard

Pensionnat Sajou

Pensionnat Cohadon

Pensionnat Chertonne

École de typographie Chaix

Pensionnat Midocq

Pensionnat Villepèle et Gamba

Société des Amis de l'Enfance (pensionnat Saint-Nicolas).

Pensionnat de la Tutelle

Pensionnat Prévost-Lambert, rue Claude-Vellefaux, 6 . .

Ateliers d'instruction théorique et pratique de typographie (imprimerie Claye)

Ateliers Wolff

Ateliers Leclaire

Pensionnat Hamelin

Société de patrons et d'ouvriers pour le patronage des enfants de Pébénisterie

Société d'assistance paternelle aux enfants employés dans les fabriques de fleurs et de plumes

Œuvre de secours aux apprentis du i* arrondissement. .

Œuvre des enfants de papier peint

Ateliers de fleurs artificielles de Mme de la Porte-Barnabe

Société pour l'apprentissage des jeunes orphelins, rue des Quatre-Fils, 4

Association de fabricants et d'artisans pour les orphelins des deux sexes

Œuvres pour les enfants de cultes divers

Apprenties de la Manufacture des Tabacs. — Pensionnatorphelinat Lekime

Orphelinat Eugène-Napoléon

Orphelinats, ouvroirs catholiques (rue de Sèvres, Maison- Blanche, rue Vandrezanne, paroisse Saint-Joseph, institution de Saint-Louis-d'Anttn, etc.)

Pensionnats protestants (Union chrétienne, Société de la rue de Charonne, Pensionnat des jeunes filles pauvres de l'Eglise réformée, Orphelinat des Uillettes)

Œuvre israélite

Écoles professionnelles pour les jeunes filles

Total

NOMBRE

d'élèves

5000 enfants détournés d'un courant plein de périls, c'est quelque chose assurément, c'est beaucoup même, si l'on considère le bien que peut faire et le mal que peut empêcher une saine intelligence de plus1. Qu'estce cependant que ces 3000 enfants, eu égard au nombre de ceux que la vie de. l'atelier entraîne?

Aux efforts de l'initiative privée il faut joindre les encouragements de l'administration municipale. On ne connaît guère aujourd'hui l'histoire des prix d'apprentissage fondés par la ville de Paris. Il est peu d'institutions scolaires qui aient eu, en leur temps, plus d'éclat.

À la suite d'une discussion sur le principe des ouvroirs2, le Conseil municipal, dans deux délibérations en date des 1er janvier 1842 et 9 août 1844, avait « décidé d'examiner s'il ne conviendrait pas de substituer à l'établissement projeté de nouveaux ouvroirs auprès des écoles communales la création de prix d'apprentissage )). L'année suivante (8 août 1845), les prix d'apprentissage étaient créés.

Toutefois ce n'est qu'en 1847 qu'eut lieu la première attribution. Cet intervalle de près de deux ans avait été rempli par l'étude du mode d'application. Le Comité central d'instruction primaire, appelé à proposer des

1. Bulletin de la Société de protection des apprentis. De l'apprentissage dans l'industrie parisienne, par M. Hiélard, année 1869, t. III. p. 165.

2. Statistique de Vindustrie à Paris. 1849, lre partie, chap. vu, p. 59.

règles, avait rédigé, dans ses délibérations en date du 14 mai 1846 et du 22 avril 1847, une sorte de code, ultérieurement approuvé par le Conseil municipal1, où les moindres détails étaient l'objet d'une prescription rigoureuse.

Un prix était attribué à chacune des écoles de garçons et de filles. Ce prix était mis au concours. Les candidats devaient être âgés de 13 ans accomplis et avoir fait leur première communion; ils devaient, d'autre part, avoir fréquenté assidûment, pendant les deux dernières années au moins, les écoles communales, et s'y être distingués par un travail soutenu et une conduite régulière.

Le 10 juillet, le directeur ou la directrice de l'école dressait une liste de candidats. Chacune de ces listes était arrêtée en séance plénière, le 15, par le Comité local. Le 20, en présence du maire ou d'un délégué du Comité, les élèves de chaque école — ceux qui savaient écrire — procédaient par la voie du scrutin secret et à la majorité absolue à l'élection des six concurrents tirés de la liste, qui seraient appelés à se disputer le prix. Le 25, nomination était faite par le Comité local du jury de correction; en même temps on désignait la salle où auraient lieu les épreuves. Le concours était ouvert le premier jeudi du mois d'août pour les écoles de garçons, le deuxième jeudi pour les écoles de filles.

Les épreuves comprenaient la lecture, l'écriture, les quatre premières règles de l'arithmétique, le système légal des poids et mesures, l'orthographe, le dessin

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