Délibération du 3 juillet
linéaire et, pour les écoles de filles, la couture. Ceux des candidats qui avaient une instruction plus étendue étaient admis à en fournir le témoignage. L'examen facultatif pouvait porter sur « l'arithmétique poussée au delà des quatre règles, la grammaire française, les notions élémentaires de géographie générale et de géographie de la France, l'histoire de France, le chant el, de plus, pour les garçons, le tracé géométrique et les évaluations des surfaces et des solides1 ».
Le jury de correction dressait, suivant l'ordre de mérite établi en raison du nombre des points, la liste de classement par arrondissement, et le prix était acquis à celui des élèves de chaque école qui avait obtenu le meilleur rang. Le 24 août, au plus tard, le Comité central faisait connaître ces résultats, et le nom du lauréat était proclamé, avant tous autres, par le président de la distribution générale des récompenses1.
Le prix obtenu était immédiatement appliqué. La valeur en était fixée à 450 francs. La durée de l'appren tissage étant de trois ans consécutifs, 200 francs devaient être payés la première année, 150 francs la seconde, 100 francs la troisième.
Le choix des patrons était fait par les comités locaux. L'enfant n'était admis à prendre part aux épreuves qu'autant que les parents avaient, au préalable, « contracté par écrit l'obligation de souscrire à toutes les conditions du traité d'apprentissage2». En cas d'infraction à cette obligation, la déchéance du prix était prononcée, et l'élève ne pouvait ultérieurement prendre part à aucun concours ; bien plus, toutes les écoles
1. Ce sont les matières facultatives déterminées par la loi du 28 juin 1833, art. 1.