‹ Education et instruction (volume 3)Chapitre 43 sur 88 · Délibération du 22 avril · texte numérisé non relu

Délibération du 22 avril

enfants à l'école jusqu'à l'âge réglementaire, il arrivait trop souvent que les prix étaient attribués à ceux qui auraient pu supporter les frais de l'apprentissage.

Des représentations officielles se produisirent. «Si les renseignements fournis sont exacts, écrivait le Ministre de l'Instruction publique au Préfet de la Seine (6 juillet 1854), le concours des prix d'apprentissage aurait pour principal résultat de contraindre, en quelque façon, les maîtres à négliger chaque année, pendant deux ou trois mois, l'ensemble des élèves confiés à leurs soins, et à concentrer leurs efforts au profit de quelques enfants qu'une aptitude particulière place, par avance, sur la liste des concurrents. Une sorte d'aristocratie intellectuelle tendrait ainsi à se constituer dans les écoles. 11 y aurait là, en même temps qu'une cause d'affaiblissement pour l'enseignement général, une excitation regrettable à la vanité.... »

Un règlement nouveau intervint1 : les prix furent convertis en bourses; au concours on substitua l'examen.

La bourse était d'une valeur de 275 fr. Il était accordé une bourse à chaque école réunissant moins de 200 élèves présents, deux bourses aux écoles comptant au moins 200 élèves.

Une circulaire du 3 juillet 1852 avait déjà supprimé le mode d'élection par les enfants. L'état des candidats dut être dressé désormais d'après les notes de l'instituteur et les résultats de l'enquête administrative faite sur la situation de fortune de la famille : les enfants pauvres pouvaient seuls y être portés, et dans les notes l'avantage était assuré aux mérites de conduite et d'application.

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