‹ Education et instruction (volume 4)Chapitre 42 sur 87 · Enquête, p · texte numérisé non relu

Enquête, p

5J. Enquête, p. 505.

3. Enquêta, lycée de Moulins, p. 187 ; — Saint-Omer, p. 297 ; — Louiï- 1e-Graii(l,p. TOi ; — Saint-Louis, p. 703; — Vanvcs, p. 71i; — Orléans, |i. 73') ; — Monlaulian, p, 873. = Collépe de Saumur, p. 849. = Au collège liollin, la majorité s'est jirononcée contre la création d'un baccalauréat de niatliCnialiqucs spéciales, p, 722.

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niblenientà combler les lacunes de leurinsliiicliouiiidimenlaire. Ils consid(''ront en outre que, la preniièrc partie du baccalauréat suffisant pour assurer certains avantages, un grand nombre d'élèves passent de rhétorique en mathématiques et échappent ainsi à l'enseignement de la philosophie*. — A ces critiques, la réponse est que, si les désertions sont regr(>ltal)les, elle; sont peu nombreuses, tandis que l'obslacle placé au seuil de la philosophie élève le recrutement de cette classe si importante ; que les bons sujets ne cédeu! pas plus en rhétorique qu'en philosophie à l'appréhension de l'examen; que les candidats médiocres qui travaillent en vue du diplôme sont encore pour l.i marche générale des études un empêchement moins redoutable que ceux qui ne travaillent pas du toul. et que pour ceux-là même enfin c'est un bien que la menace prochaine de l'examen les fasse partir un an plus tôt*.

Quant à la fusion du baccalauréat es lettres et du baccalauréat es sciences en un baccalauréat unique, ou à l'exigence du baccalauréat es lettres pour l'inscription au baccalauréat es sciences, on en repousse généralement le vœu. On fait valoir la variété naturelle des -Tptitudes, que nul ne saurait forcer sans violenter l.i ature, et la nécessité d'ouvrir l'accès des diverses arriéres. On reconnaît le besoin d'assurer la culture tléraire au baccalauréat es sciences; mais cette culure n'est-elle pas assez représentée par l'étude des lan-

1. Enquête, lycée de Versailles, p. 718; — Orléans, p. 732. = CoIIèg ? Luiiéville, p. biO. — Cf. faculté de droit de Bordeaux, p. 91 ; — d mit de MonliM-liier, p. ibO; — de droit de Paris, p. C06; — des letlre„

de Rennes, p. 821.

2. Enqui'tf, lycée de Uelfort, p. 52; — Rouen, p. 156; — Clermont, p. 182; — Louis-ie-Grand, p. "01 ; — AIbi, p. 86t>; — Toulouse, p. 879; — A'pcr, p. 896. = Collège Rollin, p. 722; — Dinan, p, 839.

gues, pour que, sous ce contrôle (|ui prévient les spécialisations prérnalurêos, ou laisse les esprits suivre leur voie? Le recrutement dos grandes écoles souffrirait d'un régime trop exclusif. Il suffit d'encourager ceux qui en ont à la fois le goiit et le loisir à conquérir successivement les deux diplômes *.

Les pro})0!iilio7is nouvelles.. — Toutes ces conclusions se rattachent [)ius ou moins à des idées qui sont en cours. Voici dos propositions d'un caractère plus nouveau.

La série des examens de passage remplaçant Vexamen final du baccalauréat. — 11 n'est presque pas de délibération où la question des examens de passage ne tienne une place considérable.

Actuellement, dans les établissements où le règlement est observé, les juges de l'examen de passage sont le professeur de la classe dont sort l'élève et celui de la classe où il va entrer, sauf en septième et en quatrième, où, en raison de l'importance de l'épreuve qui clôt une période d'études, le proviseur et le censeur dirigent les opérations. Dans un coi'laiu nombre de résolulions, il s'agirait d'instituer, soit pour toutes les classes, soit au moins pour les classes supérieures, un jury spécial, composé mi-parti de professeurs de l'établis-

1. F.nqni'lc, facuUé de droit de Dordcaiix, p. 92 ; — des sciences de Poitiers, p. 783. — Lycce de Dijon, p. 2'i-2; — Condorcet, p. fiOO ; — Henri IV, p. 671; — Viinvcs, p. 711 ; —Orléans, p. 735; — Anprouiôine, p. 789; — Limoges, p. 790 ; — Ponlivy, p. 83"> ; — Alger, p. S9G. = Collège Sainl-Claude, p. 68; — Avranches, p. 161; — lîrioude, p. 191; — Kollin, p. 721 ; — Saintes, p. 811 ; — Dinan, p. 839 ; — Qiiiinper, p. 816. = Recteur de Dijon, p. 231. — Quelques établissements demandent que le baccalauréat ùs sciences soit scindé comme le baccalauréat es lettres; lycée de liastia, p. 22; — Dayonne, p. 103 ; — Màcon, p. 430 ; — Tarbes, p. 876. = Collège du Gâteau, p Z\i; — llazebrouck, p. 518; — Dlois, p. 749.

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sèment, mi-parti de professeurs étrangers, et prôsiiléo par l'inspecteur d'acadt'inie ou par un délégué du Ministre; ce jury, à la suite d'une double série d'épreuves, épreuves écrites et épreuves orales, procéderait, coname au baccalauréat, à des éliminations sévères '.

Plusieurs assemblées font leurs réserves sur les dangers de cette application extrême. Elles voudraient concilier, dans la mesure du possible, l'intérêt de renseignement, qui serait de tout sacrifier à la qualité des élèves, avec l'intérêt des finances, qui est de ne pas faire trop bon marcbé de la quantité, surtout dans les col-

1. Enquête, faculté des lettres d'Aix, p. ii ; — de droit de Lyon, p. 590;

— de inodecine de Montpellier, p. 4j5; — de théologie protestante de Paris, p. a78 ; — de théologie protestante de Montauban, j). 8.')7; — des lettres de llennes, p. 5Ô6. = École supérieure de médecine et de phaimacie de .Nancy, p. 556. = Lycée d'Évreux, p. 118 ; — Aubusson, p. 189 ;

— Saint-Omer, p. 29-1; — Janson de Sailly, p. f>75-080 ; — Bourges, p. 72G;

— lieims, p. 745; — la Rochelle, p. 800 (le système n'a pas jjrcvalu, mais il a été fortement soutenu); — Angers, p. 821; — Constantine, p. 8.17. = Collège de Vieime, p. 67; — Bergerac, p. 1 12 ; — lilaye, p. 115;

— Libourne, p. 119 ; « Toutefois l'élève qui aura passé deux années dans la même classe sera admis de droit dans la classe qui suit immédiatement • ; — Armentiôres, p. 502; — Calais, p. 5U ; — Dunkerque, p. 310; — la Fère, p. 522 ; — Vienne, p. 382 : « Les jeunes gens qui appartiennent aux institutions libres seront autorisés à se soumettre à ces examens de passage devant les commissions des lycées et collèges, ou bien ils pourront les remplacer par un examen unique, trois mois avant les ci>reuves de baccalauréat, portant sur les matières des examens do pass.ige de toutes les classes et subis devant le jury chargé de faire passer le baccalauréat»; — Commercy, |). 511 ; — Épin:il, p. uW; — Lunéville, p. bol ; — Neufcliàteau, p. oa7 ; — Verdun, p. 507 (pour les écoles libres, même système qu'à Vieime;; — Blois, p. 719; — Chàlons-sur- Marne, ]). 750 ; — Provins, p. 707 et 708 : « Le certilicat des examens de passage successifs remplacera les diplômes des baccalauréats et conférera les mêmes droits ». — Meaux, p. 777; — Ch.itelhjrault, p. 800; — Cliinon, p. 807; — Fontenay-le-Comte, p. 808; — l!ochefort-sur-Mcr, p. SW; — la liochefoucauld, p. 811 ; — Saint-Jean-d'Angély, p. 81i; — Lesneven, p. 8i0 ; — Morlaix, p. 812; — Quimper, p. 81-4 ; — Saumur, p. 844 ; — Vannes, p. 830; — Bagnères, p. 8S2; — Castel.sarrasin, p. 882 ;

— Castres, p. 885; — Condorn, p. 883; — Foix, p. 885; — Gaillac, p. 885;

— Millau, p. 885; — Pamiers, p. 886; — Vic-en-Bigorre, p. 8S7 ; — Donc, p. 899.

l'iO ENSEIGNEMENT SITÉRIEUR.

lèges, OÙ la diniinulion de l'effectif se traduit pour le budget municipal par une diminution de recettes. Si au Prytanée de la Flèche, allégué comme exemple, on peut se passer d'indulgence, c'est que, tous les élèves étant en possession d'une bourse, l'État n'a aucun avantage à garder les incapables ou les paresseux. — A quoi, dans notre organisation d'études, la sévérité sans merci servirait-elle, sinon à grossir les rangs des écoles libres ? à moins qu'on n'entendit soumettre les écoles libres au même régime : ce qui suppose leur assentiment, lequel est peu probable, ou la violation d'un droit, ce qui ne peut même pas se discuter*. — Que d'injustice aussi dans l'excès de rigueur! Les enfants ne sont pas toujours coupables de leurs faiblesses : la maladie, une croissance trop prompte, un malheur de famille, une mauvaise direction, peut faire perdre à un bon élève une année entière ; dans une même classe, suivant le professeur, le nombre des enfants laborieux varie (lu simple au double ; de huit à quinze ans, rien n'est définitif, rien n'est irréparable : il y a des esprits lents qui se développent, des indifférents qui se laissent prendre, des entêtés qui arrivent à s'attacher au travail comme ils s'étaient obstinés à la négligence. Pour tenir compte de tout ce qui est dans la nature, supposons des intelligences absolument rebelles, des caractères irréductibles : ne vaut-il pas mieux laisser ces épaves s'en aller à la dérive et s'échouer où elles pourront que de les retenir à des barrières artificielles,

1. Enquête, faculté de Ihôologie protestante de Montauban, p. 856. = Lycée Janson de Sailly, p. 685. Le proviseur propose que les écoles libres fournissent un ensemble de renseignements d'une valeur équivalente aux certificats des examens de passage : notes, places, etc., pendant les trois dernières années. = Collège de Blaye, p. 118; — Provins, p. '69; — Saintes, p. 812; — Lesncven, p. 841 ; — Saumur, p. 849 ; — Vannes, p. 8:^0.

et de les accumuler au milieu de leurs condisciples plus jeunes qu'ils ne peuvent que gâter? — Même pour les meilleurs, (juels ne seraient pas les inconvénients d'une série de baccalauréats, petits et grands, subis sans interruption de la huitième à la philosophie? Cette incessante préoccupation d'un examen annuellement renouvelé exalte le système nerveux ; il n'est pas pour l'éducation d'hygiène plus redoutable : il faut à la jeunesse une atmosphère d'étude calme et sereine; un peu d'insouciance ne nuit pas*.

Nul ne se méprend sur la portée de ces observations. Mais l'exagération même de la discipline que l'on voudrait faire prévaloir indique combien est vivo dans certains esprits la réaction contre la forme d'épreuves qui met au sort d'une journée toute la destinée de l'écolier. C'est sa vie entière qu'on demande à appeler en témoignage. Dans certains systèmes, au terme des classes, les certificats de passage délivrés par le jury seraient transmis par le recteur au Ministre de l'Instruction publique, qui les convertirait en un certificat d'études secondaires ^ D'autres proposent de conférer le diplôme de bachelier aux élèves qui seraient arrivés d'examen en examen jusqu'à la philosophie sans sortir du premier quart de leur classe, ou qui, pendant les quatre dernières années, auraient constamment figuré

1. Enquête, faciillù des lettres de Cordeaux, p. 97 ; — de mddccine et de plinrmar.ie do Lyon, p. -iOS et Ui; — des lettres de Lyon, p. 415; — de droit de Montpellier, p. -iW ; — des lettres de Montpellier, p. 166. = École de droit d'Alyer, p. 889. = Lycée d'Amiens, p. 288; — Carcassoniio. p. i86: — Tours, p. 80o ; — Toulouse, p. 879. = Collège de Luxnuil. p. 64 ; — Perpi^'iian, p. olO ; — Épernay, p. 765 ; — Meaux, p. 777. = liecleur de Dijon, p. 2ol ; — J'oiliers, p. 817 ; — Rennes, p. 831 ; — Alger, p. 9(tl.

2. Enquête, collège de Poligny, p. 67; — BInye, p. 117; — Langres, p. -2Ô2; — Gap, p. 579; — Valence, p. 5b0; — Quiiiipcr, p 811 et S13.

i42 ENSEIGNEMENT SUPERIEUR.

dans les nominations de roxcollcnce *. Un plus grand nombre désireraient simplement que les examens de passage subis avec succès, de quatrième en troisième et de seconde en rhétorique, devinssent une condition préalable à l'obtention du diplôme, de façon qu'en i-éalité le baccalauréat fût subi en deux ou trois fois^ En résumé, l'objet commun de toutes les combinaisons, des plus sages comme des ])lus hardies, c'est la nécessité de tenir des études antérieures un compte sérieux et d'opérer, par des examens de passage plus ou moins radicaux, une iulelligcnte sélection.

La substUiition au diplôme du baccalauréat d'un certificat d'c'ludes secondaires. — Fraiipées de l'inconvénient des études poursuivies en vue d'un profit immédiat, quelques assemblées seraient d'avis de substituer au baccalauréat un simple cerlificat d'études secondaires. A chaque faculté, à chaque administration, à chaque corps de reconnaître ensuite les siens. Ce système a été particulièrement soutenu au collège

1. Enquête, école pupùriourc tic pharmacie de Moiilpeilior, p. •ISI. = Faculté de dioit de Toulouse, p. SGO. = Lycée du Bourg, p. 419; — Saiul- Biicuc, p. 8ô8.

2. Enquête, lycée de Toulon, p. 32; — Coutances, p. 143 ; — Évreux, p. 118 à 151 ; — Saint-Ktieiine, p. 432; — Carcassonuc, p. 486 ; — Loricnt, p. 850. = CoUéfrc de Carpenlras, p. 30 ; — Avbois, p. 58: — Luxeuil, p. 64; — MonUiéliard, p. 66;— Villeneuvc-sur-Lot, p. 123 et 124; — liayeux, p. 161 ; — Dieppe, p. 161 ; — Saint-Flour, p. 107 ; — Arincnlières, p. 502; — Calais, p. 507 ; — Cliàtcau-Tliicny, p. 513 cl 5ti; — la Férc, ]>. 522; — Saint-Amand, p. 551 ; — Sedan, p. 553. = Voir lacullo de droit de Bordeaux, p. 83 et 86. = École préparatoire de niédecme et de pharmacie de Grenohie, p. 373. = Ilecteur de Bordeaux, p. 121; — Chamlicry, p. 174 à 176. — Dans une sorte de contre-projet opposé au projet de M. Marcou sur le rétahlissenieiit du certificat d'éluiles, M. Allrcd Méziôrcs projiosait que les élèves des étahlissements universitaires ou assimilés, qui avaient satisfait aux examens de passa^'C depuis la quatrième inclusivement, fussent dispensés des épreuves écrites du baccalauréat.

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d'Auxerre et au lycée do Monipollior. A Auxerre, la proposition est de délivrer des cerlillcats pour chacune des branches de l'enseignement aux élèves qui auront suivi pendant les trois dernières années d'études les cours des lycées et collèges de plein exercice. Cette délivrance serait faite sur le vu des récompenses méritées pendant la même période et d'après les résultais d'un examen final suhi devant un jury étranger à l'établissement. Les cerlilicals ne seraient pas obligatoires pour l'inscription aux facultés'. Dans la pensée des professeurs de Montpellier, il n'y aurait même pas d'examen : le corlificat serait accordé d'après les notes des trois dernières années d'études et il n'assurerait d'autre droit que celui de se présenter aux examens de faculté et à certains examens professionnels. Aucun inconvénient dès lors à laisser tous les établissements, les collèges comme les lycées, les écoles libres comme les écoles publiques, distribuer cette pièce. On ne se dissimule pas que la valeur pourrait en être fort inégale; on s'en remet aux garanties spéciales qu'exigeraient les facultés et les adminisli'ations intéressées, et l'on se place ainsi sous le coup des objections faites aux examens de carrière *.

La création d'un baccalauréat élémentaire commun et de baccalauréats supérieurs répondant aux divers besoins de la science et de l'enseignement. — A la suppression du baccalauréat d'autres opposent l'institution de divers degrés de baccalauréat.

C'est l'observation unanime des facultés que, trop souvent chez les élèves qu'elles reçoivent, la culture

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