Voir l'article 5, S
la géoméirie et l'algèbre jusqu'aux équations du second degré; — 5° une année de lUiétorique consacrée aux belles-lettres, mais où les élèves recevaient en même temps des leçons de trigonométrie appliquée à l'arpentage et au lové des plans. Ces cinq années obligatoires et coniniuiies étaient suivies d'une année facultative, soit de Mathématiques transcendantes, soit de Philosophie. i^à seulement s'opérait une séparation. « C'est principalement par la réunion des deux genres d'instruction, — lettres et sciences, — portés chacun au degré convenable, disaient les considérants de l'arrêté du 14 juin 1811, que les Lycées doivent se distinguer des autres établissements'. »
La Restauration, après avoir mamtenu politiquement cette sorte d'alliance*, ne tarda pas à la briser. L'enseignement scientifique commença par être refoulé dans les classes supérieures : Seconde, Rhétorique et Piiiloso])hio"'. Kinnlemcnt, en 1821, aux termes du statut du 4 septembre, qui peut être considéré comme la charte scolaire de la Restauration, tous les cours de mathématiques étaient concentrés en Philosophie, sans avoir été précédés et préparés par aucun exercice antérieur. Il ne subsistait plus en Quafi'iéme et en Troisième que des leçons d'histoire naturelle, et quelles leçons! « Les thèmes donnés aux élèves le mardi et le samedi entre les deux classes, disait le règlement, sont relatifs aux
1. Voir, sur rétablissement de la simultanéité des éludes, Aiiibroise Rendu et l'Université de France (Paris, 1861), p. 61'.