Statut du 28 septembre 1811 ; Anùtc du 50 septembre
élémenls des sciences naturelles*! « L'hisloire et la géographie n'étaient pas traitées avec plus de laveur. Le statut du 28 septembre 181 i prescrivait au professeur « d'y consacrer, pendant les mois d'été, une demiheure après chaque classe du soir», et cette disposition, renouvelée des premières réformes du xvni"= siècle, était elle-même tombée en désuétude. Peu après, il est vrai, un arrêté du 15 mai 1818, provoqué par Royer- Collard , président de la Commission de l'instruction publique, avait décidé que l'enseignement historique serait confié à un professeur spécial; cet enseignement, embrassant l'histoire ancienne, l'histoire grecque, l'histoire romaine, l'histoire générale (moyen âge et moderne), l'histoire de France, devait être distribué de la Quatrième à la Rhétorique-, et des instructions avaient été données dans le langage le plus sage et le plus élevé (( pour éviter tout ce qui pourrait appeler les écoliers dans le champ de la politique et servir d'aliment aux discussions de partis ^)). Mais cette prudence n'avait pas suffi à rassurer les auteurs du statut de 1821, et, dans la crainte qu'inspirait l'idée d'initier la jeunesse aux choses de son temps, ils avaient supprimé des programmes de Rhétorique l'histoire de France proprement dite, en la fondant avec l'histoire moderne, qui faisait partie du programme de Seconde. D'autre part, (( le cours de philosophie ne devait plus être regardé que comme le complément de la Rhétorique'*. » Bien plus, l'usage du latin y avait été solennellement rétabli, et c'est en langue latine qu'on subissait au baccalauréat
1. Alt. 146 à 194. — Cf. Ordonnance du 27 février 1821. art. 12.
2. Circulaire du 4 juillet IS-20. —Cf. Arrêté du 51 octobre 1820, art. 7.