Arrêté du 31 octobre 1S2U
4 Ordonnance du 27 février 1821, art. 17. —Arrêté du 13 mars 1.S2I, art. 4. — Cf. le Statut concernant les Collèges royaux et communaux, du 4 septembre 1821, art. 214.
Gi ENSEIGNEMENT SECONDAIRE.
los examens afférents à celfc matière : telle était la force du nouveau courant d'opinion, qu'un publicisle, l'abbé Mangin, n'hésitait pas à reprendre le projet auli'efois conçu par La Condamine, de créer, sous le nom de maisons de sevrage des Français, un certain nombre de Collèges où les maîtres ne parleraient que latin'.
C'était comme un défi porté à l'esprit public. L'esprit public résistait. « S'il y a, à notre avis, quelque reproche à faire à l'Université au sujet des études, écrivait gravement M. Guizot en 1810, c'est d'avoir trop réduit les objets de l'enseignement et de ne pas lui avoir donné, soit dans les Facultés, soit dans les Collèges, l'étendue et la richesse que comportent, qu'exigent même les besoins de la société et les lumières du siècle : les sciences naturelles et l'histoire n'y occupent presque aucune place; l'étude de raiiti(|uité y est incomplète; celle de la langue et de la littérature des peuples étrangers en est à peu près bannie-. » On ne tardait pas à confesser, en effet, que le programme des éludes élait devenu trop étroit et que l'enseignement des sciences, rejeté en Philosophie, n'avait donné que de très médiocres résultats. 11 est juste de dire d'ailleurs que le statut du 4 septembre 1821 admettait et prévoyait certaines extensions : une deuxième année de Philosophie, exclusivement consacrée aux sciences, avait été créée tout de suite; eu outre, dès le 10 novembre on avait rétabli une conférence d'histoire naturelle cl de physi(iue, lejendi malin, de la Troisième à la Rhétorique"', Il faut ajouter aussi que, par une innovation