‹ Education et instructionChapitre 14 sur 114 · arrêté du 10 vembre 18il · texte numérisé non relu

arrêté du 10 vembre 18il

heureuse, les élèves qui ne se destinaient pas à prendre les grades des Facultés étaient autorisés à passer, après la Troisième, dans les cours de Philosophie et de Sciences mathématiques et physiques, où ils recevaient des leçons particulières d'histoire moderne* : c'est l'origine de l'enseignement dit français, devenu plus tard l'enseignement spécial. Mais ces utiles mesures étaient ellesmêmes reconnues insuffisantes; si bien qu'en iS'iC) M. de Frayssiuous faisait rentrer les Sciences en Seconde de façon à leur assurer une place dans les quaire dernières années, de la deuxième d'Humanités à la deuxième de Philosophie, et l'histoire naturelle prenait en Troisième la forme d'un cours régulier^. L'histoire seule restait suspecte; elle semblait même l'être devenue encore davantage : on lui accordait une classe par semaine, de la Sixième à la Troisième ; mais on la supprimait complètement du cadre des classes supérieures, et elle était réduite pour les enfants à de simples résumés chronologiques qui ne devaient donner lieu à aucune espèce de rédaction.

Deux ans après, l'opinion libérale avait définitivement repris l'avantage. L'un des premiers soins de M. de Vatimesnil, en arrivant au ministère, fut de nommer une Commission chargée de rechercher le moyen de simplifier et d'abréger, sans l'affaiblir, l'enseignement des langues anciennes, afin de pouvoir admettre d'autres enseignements dont la nécessité s'imposait. — «Y a-t-il, disait un questionnaire détaillé adressé à tous les Recteurs, y a-t-il des établissements d'instruction publique, collèges, institutions ou pensions, dans lesquels les éléments des langues latine et grecque soient présentés suivant un système particulier?

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