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Esquisse de l'hygiène de l'enseignement, Wiesbaden

2. Voir les mémoires sur le Surmenage intellectuel et la sédentarité dans les t'colcs communiques en 188lî et 1887 à l'Académie des Sciences morales et politiques par ie docteur Gustave Lapneau, membre de l'Académie de médecine, président de la Société d'Anthropologie.

rieur de l'Instruction publique (mars 1884) en portent le témoignage; plus récemment encore (juin-juillet), le corps professoral, consulté à ses divers degrés, — Conseils d'enseignement, proviseurs et principaux, inspecteurs d'académie, Conseils académiques, — s'est presque unanimement associé à ces observations.

S'agit-il donc de bouleverser une fois de plus les programmes? A ne remonter qu'au commencement de ce siècle, nous ne comptons pas moins de douze plans d'études presque aussitôt abolis qu'inaugurés^! C'est assez dire combien il importe aujourd'hui de travailler à améliorer, non à détruire : « Gardons-nous dans l'Université, comme ailleurs, de démolir tous les matins la maison, sous prétexte de bâtir un palais », disait, il y a cinquante ans, Saint-Marc Girardia avec un spirituel bon sens-. Mais, pour accomplir des améliorations durables, il faut tenir compte à la fois des conditions éternelles de l'esprit humain et des besoins incessamment variables de l'étal sscial. A méconnaître l'un des deux termes du problème, on s'expose également à en compromettre la solution : d'une part, on ne rompt pas impunément avec l'esprit de son temps, et, de l'autre, tout système qui ne l'epose pas sur le respect des lois de la croissance intellectuelle et morale de l'enfant manque de base et ne peut tarder à s'écrouler. C'est avec la pensée de cette double nécessité que nous abordons ici la question.

1. Voir aux Annexes, n° 1, le tableau résumant la série des programmes depuis 1789 jusqu'à nos jours.

2. De l'instruction intermédiaire et de ses rapports avec l'instruction secondaire (Paris, 1337), Préface.

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