Décret du i décembre 18J
ments de l'agrégation des langues vivantes étaient remis en vigueur*; et l'enseignement de l'histoire, porté jusqu'à son dernier développement, embrassait l'histoire contemporaine^. A ces restaurations partielles venait bientôt s'ajouter tout un ensemble de modifications profondes. Pour les jeunes gens qui étaient contraints par l'âge ou obligés par des considérations particulières de rompre le cours régulier des classes, des cours d'enseignement littéraire complet étaient créés en mathématiques élémentaires ; c'était un sage emprunt fait au plan de 1840^. Pour tous on cherchait à diminuer la préoccupation fiévreuse des examens du baccalauréat, en faisant porter les épreuves non sur la masse des connaissances accumulées pendant les huit années d'études normales, mais sur les programmes des classes de Rhétorique et de Philosophie ou de Mathématiques élémentaires, qui résumaient ou couronnaient ceux de toutes les autres*. Enfin, — ce qui devait particulièrement concourir à rendre à renseignement classique l'aisance et l'éclat, — reprenant l'idée féconde qu'avait jadis exprimée Puchelieu avec tant de force, dont, à la tête des réformateurs du dix-huitième siècle, Rolland avait développé le principe, et qui, sous des noms divers, avait été préconisée et en partie exécutée par Vatimesnil, Guizot, Cousin, Yillemain, Salvandy, Saint- Marc Girardin, M. Y. Duruy organisait de toutes pièces renseignement secondaire spécial au profit de ceux que leurs aptitudes ou leurs intérêts portaient de préférence vers les carrières ouvertes aux sciences ap-
•1. Décret du 27 novembre 1S64.
2. Arrêté des 23 et 2li septembre et 15 décembre 18G3. — Cf. Circulaire du 2t septembre.
3. ArriHé et Circulaire du 2i mars 18G5; Arrêté du 12 août 1865. — Cf. Décret du 17 mars ISOS. art. lit, § 2.
■t. Décret du 27 novembre 18tU; Arrêtés des 28 novembre 18G4 et 23 mars 1865. — Cf. Circulaires des 15 juin et 7 octobre 1863,
pliquôes à l'agriculture, au commerce et à l'industrie *.