Art
174 EiNSEIGNEMENT SECONDAIRE.
que la plus grave de toutes, l'exclusion, ne devient définitive qu'après décision du Recteur, si l'élève est pensionnaire libre, du Ministre, s'il est boursier'. Les tâcbes extraordinaires, dont disposent les maîtres et les professeurs, peuvent être elles-mêmes soumises à une revision du proviseur, et elles sont déterminées de telle sorte que l'enfant ne succombe jamais sous une cbarge décourageante*.
Tel est l'exposé sommaire des principes qui régissent nos règlements d'éducation.
Sans prétendre que l'esprit de mesure qui les a inspirés soit toujours compris, même aujourd'hui, comme il devrait l'être, on est en droit d'affirmer, à ce qu'il semble, d'abord qu'ils sont faits, comme toutes les bonnes lois, pour les gouvernés, non pour les gouvernants; ensuite que, compatissants à l'enfance sans faiblesse, fermes sans rigueur, préventifs plutôt que répressifs, ils ont pour objet essentiel l'impression morale à produire. L'une des premières préoccupations des conseils de professeurs, créés par l'arrêté du 10 octobre 188!2, a été, dans chaque établissement, de se rendre compte du système des punitions en usage, d'examiner leur appropriation à la faute, à l'âge, au caractère. Les procès-verbaux de ces délibérations font honneur aux maîtres qui y ont pris part, comme aux proviseurs qui les ont dirigées''.