Art. 3. — Voir la Circulaire du 7 avril
3. Voir le ftàsumt} dcf; procès-verbaux des réiiitions du Conseil des professeurs du Li/rée Condorcet pendant l'année scolaire 18S2-1885. (Paris, Inip"" Seringe, 1885.)
LTSI'IUT DE DISCIPLINE. 175
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Maïs c'est moins des règlements que s'inquiètent certains esprits que du fondement proprement dit de la discipline scolaire. A quoi bon tout cet appareil de peines? Pourquoi ne pas s'en remettre simplement à la nature? C'est un juge infaillible. De quoi s'agit-il? De faire sentir à l'enfant les effets des actes repréhensibles qu'il commet. Or quelle leçon plus saisissante que le développement même de ces effets? L'enfant louche à un ressort; le ressort se détend et le frappe : est-il un châtiment plus topique, plus direct, plus personnel? Tout ce réseau de punitions dans lesquelles on enserre l'activité de l'écolier et qui ne peuvent s'appliquer que par l'intermédiaire oppresseur d'un maître est artificiel et vain. 11 n'y a de sincérité, il n'y a d'efficacité que dans les réactions naturelles et les conséquences inévitables.
Ce système, mis en faveur aujourd'hui par le talent de M. Herbert Spencer, n'est au fond que le système de liousseau. 11 n'existe point de châtiments pour Emile; :î'est à la nature seule qu'il appartient de le punir s'il transgresse ses lois : dans un accès de colère, il a brisé les carreaux de sa chambre; il apprendra par un rhume les inconvénients qu'il pent y avoir à s'exposer au froid de la nuit*. Et ainsi du reste, v. N'offrez jamais à ses volontés indiscrètes que des obstacles physiques ou ies punitions qui naissent des actions mêmes et