‹ Education et instructionChapitre 48 sur 114 · Emile, p · texte numérisé non relu

Emile, p

2, De l'éducation, eic, p. 171.

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consume son temps dans l'oisiveté ou remplit mal les fonctions qui lui sont confiées, il perd son emploi ; si l'homme d'affaires manque ses rendez-vous, il perd son argent : voilà les pénalités qui portent^ Ce que M. Spencer se plait particulièrement à mettre en lumière, c'est que la nature, se faisant elle-même raison, rend absolument inutile l'intervention de ceuv qui, dans l'éducation ordinaire, parents ou maîtres, se donnent la tâche de la suppléer. D'où ce double avantage : d'une part, que les enfants sont préservés detoulsentiment d'aigreur et de rancune ; on ne peut en vouloir à l'ordre des choses; d'autre part, que les père et mère restent dans leur rôle de bienveillance-, — leur action, quand elle trouve lieu de s'exercer, consistant en une expression de blâme, d'affliction, de regret, qui s'ajoute, mais sans jamais s'y substituer, aux conséquences fatales du méfait commis"'. Toute cette démonstration est conduite avec une subtilité supérieure et pleine à'humour. Les raisonnements semblent d'une logique irréfutable ; les exemples sont très habilement appropriés'*; les mots piquaiils abondent, comme lorsque l'auteur détinit les réactions, parfois si cruelles, de la nature « des empêchements bienfaisants au renouvellement des actions qui contrarieraient essentiellement les intérêts de notre vie^ ». 11 est aisé de s'expliquer qu'une telle doctrine rencontre des adhérents parmi les pères, qu'elle semble dispenser de leur devoir de patronage ; on ne pourrait guère s'étonner sur-

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