‹ Education et instructionChapitre 49 sur 114 · Du l'cducatwn, etc., p. 97 à · texte numérisé non relu

Du l'cducatwn, etc., p. 97 à

4. Ibid, etc., p. 189 à 191, 197, 202, etc. b. Ibid., p. 182.

L'ESPRIT DE DISCIPIJNE. , 179

tout qu'elle en trouvât parmi les enfants, qu'il affranchit de toute tutelle.

Mais la séduction ne résiste pas à une observation attentive, et M. Spencer, nous le verrons, en a l'ait l'épreuve sur lui-même.

Rousseau, qui a presque toujours le bon sens de s'arrêter à mi-chemin du paradoxe, limite à douze ans l'âge où l'effet des réactions naturelles peut servir de régie pour l'enfant. A partir de douze ans il fait an raisonnement sa part^ A quinze ans intervient un élément nouveau : le sentiment moral. Il semble bien aussi que, dans sa pensée première, M. Spencer ne soumettait pas l'adolescence proprement dite à son système. Il déclare quelque part qu'il le considère comme divinement ordonné à l'égard des enfants et des hommes-; ce n'est que par voie de conséquence qu'il l'applique à la période intermédiaire entre l'enfance et la première maturité. 11 est juste surtout de ne pas oublier que c'est sur le terrain de l'éducation privée qu'il nous appelle : l'éducation publique se refuserait tormellement aux conditions que la doctrine suppose. Mais, même dans ces conditions particulières, le principe de la discipline des réactions naturelles et des conséquences inévitables est-il applicable à la jeunesse ?

Laissons de côté les exemples de la barre de fer rouge, de la flannne des bougies, de la pelote d'épingles, de l'eau de la bouillotte : ils se prêtent trop aisé-

1. «Voyez commont nous approchons par degrés des notions morales qui distinguent le bien et le mal. Jusqu'ici nous n'avons connu de loi «jue celle de la nécessité : maintenant nous avons égard à ce qui est utile; nous arriverons bientôt à ce qui est couvenable et bon. » (Emile, liv. 111, p. 17-2.)

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