De Véducalf.n, etc., p. 201, 201, 20y
pution doininanle, nous l'avons vu, c'est, en éloignant la main des parents, de leur éviter Vodium qui s'attache, selon lui, à l'inlervention trop souvent renouvelée de leur autorité. Un jour arrive, cependant, où il faut bien rendre à cette autorité son action, et voici connnent il y revient. « Nous avons démontré, dit-il, qu'eu laissant simplement éprouver à reniant les réactions douloureuses de ses mauvaises actions , les parents échappent à cette lutte de tous les jours, dont le résultat le plus clair pour eux est qu'ils sont considérés et traités en ennemis intimes. 11 reste à faire voir que dans le cœur de l'enfant à qui celte discipline a été bien appliquée il s'est produit un sentiment d'affection*. » C'est par ce sentiment d'affection, par les relations (jui en résultent que M. Spencer ramène, pour ainsi dire, le père et la mère à l'enfant, dont il les a d'abord séparés. Dans l'ensemble du système ainsi complété et amendé, la discipline dos réactions naturelles n'est plus qu'une sorte de discipline préparatoire, un moyen de donner à la volonté de son élève comme une première façon, de l'aguerrir, par la lutte avec les dangers palpables du monde physique, aux conllitsplus troublants de la conscience, de lui faire comprendre, par le contact grossier, parfois violent, des choses, les rapports de cause à effet, avant de l'exercer à api)li(iuer ces lapports aux phénomènes de la vie intérieure. La direction qui semblait si simple alors qu'il ne s'agissait que de laisser faire la nature, devient, il est vra% M. Spencer n'en disconvient pas, difficile et complexe. Mais ici le philosophe soutient heureusement l'éducateur. Aucun pédagogue finalement n'a mieux établi que l'objet propre de l'éducation est de faire un être apte à se gouverner-. C'est