‹ Education et instructionChapitre 8 sur 114 · Emile, liv · texte numérisé non relu

Emile, liv

5. M"* d'Épinay, Mémoires, annoe l"jl. — Cf. Saint-Marc Girardin, J.-J. Ilou.'i.seau, sa vie et ses ouvrages, l. H, cliap. x, § 1. — Voir aussi le conle de Vollaiie, Jeannot et Co'.'i.

LA QUESTION DES PROGRAMMES. ô5

occupés d'apprendre à leurs élèves « à circonduire des périodes », il en était d'autres, fidèles disciples d'Arnauld, de Mcole, d'IIersan et de Rollin, dont Tenseicfnenient touchait le fond même des inlelli<Tences, ils st> laisseraient presque entraîner à lenier les humanités qui leur servaient à combattre la fausse rhétorique en un si ferme langage. Dans son Playi (Vune Université russe, DidL'rot classait au premier rang des connaissances à acquérir pour l'enfant les malhômaliques, la mécanique, l'astronomie, l'histoire naturelle, la physique et la chimie ; venaient ensuite la grammaire générale et la langue maternelle; en dernier lieu, les langues anciennes. Interprète grave des doctrines de lEncyclopédie, D'Alembert ne s'expliquait pas qu'il fût d usage de passer six ans à apprendre à écrire tant bien que mal une langue morte: ne suffisait-il pas de l'entendre? Pourquoi, dès lors, ne pas substituer aux thèmes latins des compositions françaises? Il fuudrait bien y parler raison ou se taire. Ainsi des langues vivantes, de l'his toire et de la géographie; ainsi de la géométrie, sur laquelle il n'y avait qu'avantage à exercer lintelligence de la jeunesse ^ Tel était aussi le sentiment réfléchi de Rousseau dans le programme qu'il avait tracé pour le fils de M. Dupin^ programme qui a précédé l'Emile de dix ans et où l'on sent le précepteur aux prises avec les difficultés de la pratique. Los éléments du latin, pour le comprendre, non pour l'écrire; Ihisloire et la géographie de la France, la langue française, Ihistoire générale, particulièrement l'histoire moderne, la rhétorique, non la rhétorique de préceptes et de formes, mais celle qui ressort de la vivante explication des

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