SENSIBILITÉ
science Toute la science éducative réside dans l'emploi et la direction de
ÉDUCATIVE 1^ sensibilité de l'enfant, de l'adolescent, de l'adulte, selon le sexe, l'âge et la qualité de la sensibilité de l'Etre.
La sensibilité humaine, qui doit être tout entière connaissante pour que la conscience soit vivante, exige, delà part des Educateurs, cette même conscience et cette parfaite connaissance pour ne pas atrophier la vie qualitative, psychique, électrique, magnétique, intellectuelle de l'individu.
L'équilibre et le jeu rationnel de la sensibilité connaissante se manifestent selon la qualité des centres sensitifs, de la sensibilité tactile, des sens, instruments de connaissance de l'Etre ; mais elle s'exerce surtout d'après la mise en œuvre de la mécanique humaine. En consultant le tableau de l'Education Humaine, on remarquera la différence et l'importance de l'action et de la réaction de l'extérieur sur la sensibilité de Vintérienr sur-lui mêfne, de l'intérieur sur l'extérieur^ etc., selon l'âge et la partie de l'Etre et de sa sensibilité que l'on sollicite.
DiFFÉ- Elle convient aux enfants des deux sexes comme indication générale ;
RENCES elle est une notion capitale de direction éducative; mais elle se modifie, SEXUELLES quels que soient le tempérament et le caractère de l'enfant, selon OBJECTIVES le sexe.
ET C'est dans l'enfance et l'adolescence, c'est dans l'âge mûr que les
SUBJECTIVES différences des natures sexuelles sont nettement définies chez l'individu. Si nous ne nous en rendons pas compte, c'est que, dans Tenfance, l'être humain est trop souvent le mystère pour ceux qui rélèvent ; ceux-ci ont eux-mêmes leur vie de lutte à mener : ils sont dans l'âge complexe, ardent de l'action et de la manifestation impérieuse de tout l'être, avide de puiser et de répandre, ils ne peuvent pas faire assez attention à l'enfant. Dans l'âge mûr, l'Individu, renseigné par l'usage de la Vie, sait en jouer pour se satisfaire égoïstement, comme c'est le cas des 99/100 des individus ; soit éducation, soit compréhension de la manière de s'y prendre pour que les autres ne l'entravent pas dans ce qu'il veut faire, il se drape
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alors volontairement dans le mystère de son être, mystère qui dans l'enfance, pour lui est l'inconnu, et qui, pour les autres, dans les deux âges, est rindifférence ou l'interprétation intéressée ; de là, Tincompréhension générale de la \'ie dans l'Etre Humain.
Par sexe et par âge, la vie trace de grandes lignes générales, toujours les mêmes pour tous les individus, selon leur tempérament, dans les phases de l'existence Humaine. 11 est plus difficile de s"en rendre compte au milieu de la diversité des éducations et des luttes actuelles. L'observation minutieuse, attentive et impersonnelle, de l'Individu, est cependant concluante,
Quel que soit le degré de sensibilité naturelle de l'individu, sensibilité que l'on peut constater dès l'heure de la naissance par la qualité du derme, la finesse des cheveux, des attaches, des mains et des pieds, la forme des aboutissants, la force et la qualité de forme de l'organe sexuel, elle est surbordonnée, dans l'enfance, à son sexe.
Le petit garçon, même si l'on le considère « doux comme une fille » n'en est pas moins masculinisant. Et la petite fille qui n'est qu'(( un vrai garçon )) féminise sans cesse, c'est-à-dire est réceptivement ouverte à tout et par conséquent influençable excessivement, malgré toutes les apparences du contraire; tandis que le petit garçon, quoique très sensible, est toujours subjectif. Il reste même embarrassé dans sa subjectivité avec des excès et des accès de sensibilité qui le font souffrir et font souffrir les autres, pendant toute sa vie, par leurs intermittences et leurs luttes, par la volonté intransigeante d'être ((un Homme» si la réelle éducation, celle qui, à mesure qu'elle opère en l'enfant connaissant, lui indique le pourquoi et le comment de son action, ne le met rationnellement en possession de sa nature sexuelle et de sa sensibilité, par rapport aux contingences, si on ne lui enseigne les lois du relatif.
On comprendra ainsi que les moyens de l'Educateur, pour faciliter chez l'enfant et l'adolescent l'action de l'extérieur sur l'intérieur puis l'action intérieure réciproque de ses principes de vie pour conjugaison vibratoire, enfin l'action de l'intérieur réalisé ou en voie de réalisation sur l'extérieur, ne sont pas les mêmes chez les deux sexes, la coéquelles que soient les apparentes similitudes des natures. ducation
Ainsi se démontre l'inefficacité de la coéducation, tant qu'il n'existera pas de coéducateurs, conscients de la sensibilité humaine ou vie qualitative, intime, réelle, complète, inter-psychique et déterminante de tout l'être, selon son sexe.
Tandis que chez le petit masculinisant, l'on doit solliciter l'objec-
tivité en calmant sa nature batailleuse, bruyante, qui aime à taper, à détruire, à prendre possession de tout et par cela même est souvent cruelle (les filles n'en sont pas exemptes) il convient de le laisser se développer et d'exiger qu'il le fasse dans un exercice correspondant à la dépense et à l'accroissement de sa vigueur, à ce qu'il doit être : musculeux et projecteur-effectif de la plus grande partie de la sensibilité intelligente et électrique dans la reproduction physique de la Race. Cette propriété, explique à la fois l'action masculinisante de l'Homme, et l'acuité de sa sensibilité nerveuse qui rend certains sujets, fins et délicats, fragiles jusqu'à donner l'impression d'être cassants comme de l'acier. On sent qu'ils ne possèdent pas en eux la substance adéquate à leur dynamisme : l'épée use le fourreau.
l'unité II est nécessaire, en conséquence, que le petit garçon s'ouvre à .MASCULINE réceptivité et qu'il s'applique à l'analyse, qu'il se développe physi- DoiT SAVOIR quement selon son sexe, en calmant sa nature impulsive, encline à OBJECTIVER riiniié^ ce qui est sa force, et à l'action adéquate. Il faut qu'il sache connaître et comprendre ce -qui est; qu'il sache le recevoir pour renforcer la substance qualitative nécessaire au jeu de son dynamisme. L'Homme ne doit s'ouvrir à réceptivité que pour mieux s'exprimer selon sa valeur qualitative sexuelle cérébrale, en s'assimilant les valeurs complémentaires qui sont, et avec lesquelles il doit vivre, compter, en les respectant.
^ Chez la petite fille, il convient de conserver sa réceptivité et la
COMPLEXITÉ fi^^^^^ ^^ ^^ sensibilité qui sont la grande valeur de la feimne. Mais il FÉiMiNiME ^^^^ ^^ surveiller de façon que la réceptivité ne dégénère pas comme DOIT SAVOIR ^^^^ devient fréquemment, en Téparpillement des facultés, en une pué- CONCENTRER milité invétérée, en iuconsistaucc futile; il faut qu'elle sache cowcen/rer, ET UNIR "^^^S cissembler en elle \ qu'elle s'habitue à la synthèse ; qu'on lui apprenne à tout résumer petit à petit, en la forçant à le faire ; tandis que l'on saura, par la réserve, la tenue, la dignité et la compréhension de la sensibilité, qui est partout et peut être rendue presque tangible par l'observation et l'attention, la mettre en garde contre son excessive sensibilité dermique, contre l'attraction inhérente à son objectivité, en renforçant sa sensibilité sanguine qui est la faiblesse de sa volonté, et dont on ne saurait trop surveiller la loi d'ordre. Une jeune fille et une femme bien réglées sont en équilibre, en parfait accord avec la vie planétaire naturelle physique, psychique et intellectuelle. Elles sont physiquement capables de devenir ce qu'ils
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doivent être après la culture humaine : la Raison vivante, le régulateur conscient de la vie morale.
D'ailleurs, chez les deux sexes, la puissance cérébrale de Vètre puissance norjnal et sain est en rapport direct avec sa puissance sexuelle et cérébrale vibratoire, avec sa sensibilité tout entière, dont la çérébralité S'est et
rendue maîtresse. puissance
Tandis qu'il est impérieusement urgent de rendre le petit garçon sexuelle objectif, assimilateur, il faut solliciter déterminer chez la petite fille la subjectivité, le pouvoir et le savoir d'unir la complexité naturelle de ses facultés, et l'habitude de la concentration.
Pendant toute la vie, c'est la valeur qualitative agissante du principe de vie qui n'est pas la caractéristique de l'organisme physique de l'individu, qui assure la valeur et la qualité de ses actes.
L'Homme fort, viril, intelligent qui sait féminiser, qui est sensible entièrement; la femme, fine, souple, intelligente, qui sait masculiniser, qui agit avec unité, sont des êtres complets; ce qui ne veut pas dire intégraux.
Ils possèdent le maniement de la Vie. Ils sont de véritables i^idividiis pratiques.
S'ils avaient été éduqués rationnellement, selon l'Education Humaine, ce qu'ils ont obtenu par leur propre compréhension de ce qui est, eût été basé sur la science de la vie, et ils eussent acquis certainement l'art de vivre. Ce que certains individus accomplissent intuitivement démontre l'urgence et l'efficacité d'une éducation, qui peut, par ce qu'elle sait, le déterminer chez le plus grand nombre.
La plus grande force de F Etre Humain., homme ou femme., sa puissance, sa valeur pour lui-même comme pour le social, quels que soient ses aptitudes, et l'état choisi dans lequel il s'applique, en gagnant l'existence, à exprimer la force et la qualité par l'exercice desquelles il fera rayonner sa vie et la vie, consiste à rendre radia?ite et bienfaisante la valeur qualitative du sexe auquel il appartient, en sachafit renforcer ses moyens par ceux qui caractérisent la particularité de force qualitative du sexe qui le complète socialement et dont il porte les raisons dans le principe de vie, féminin ou masculin, qu'il possède, mais qui ne forme pas la nature de son sexe.
11 l'acquerra par le jeu de sa complète sensibilité, qui lui assurera conscience en même temps la réalisation de sa conscience de vivre tout entier. de
Il aura ainsi accompli l'œuvre de progrès par tous les moyens vivre mis à sa disposition et qui sont en lui, et par ceux qu'il doit cher cher et trouver complémentairement en dehors de lui.
Dans la première Education de l'Etre humain, le travail de l'Educateur consiste à lui révéler l'emploi des puissances et forces psychiques germinales et génératives, qu'il possède, déterminant, soutenant, assurant la nature morale et le mécanisme cérébral ; pour l'action, il le mettra à même d'opérer la fécondation et la reproduction intérieures : l'emploi en soi des moyens particuliers de force qualitative de la puissance de vie qui n'est pas la caractéristique du sexe de l'organisme physique ; et pour la fécondation et la reproduction dans le social, il lui enseignera l'emploi moral conscient du complémentaire sexuel, dont il respectera et comprendra d'autant mieux les raisons et les moyens évolutionnels qu'il les emploiera dans sa vie intérieure pour compléter et intensifier les siens.
On se rend compte, en conséquence, comment et pourquoi la directionet la connaissance de la sensibilité différente des deux sexes, instruits sur ce qui les différencie et les complète qualitativement, est une des parties les plus importantes de la science de la vie.
De la naissance jusqu à on^e ou douze ans, pour les filles, et jusqu'à douze ou irei:{e ans^ pour les garçons, chez les natures normales de nos climats, les moyens de connaissance :1a sensibilité générale, et ses agents particuliers sont surtout sollicités par les chocs de l'extérieur sur l'intérieur, tandis que les tendances psychiques^ corporelles et spirituelles, s'élancent impulsivement du dedans au dehors, avec besoin d'attachement pour la prise de possession du milieu, l'emploi et la résistance de l'Etre.
Le petit garçon et la petite fille ne s'attachent pas de la même manière. Tous les deux s'attachent avec le sang et les nerfs -, le derme agit surtout à partir du reversement de la sensibilité, dans l'action de l'intérieur sur l'extérieur, lorsque les fluides sont porteurs de la qualité de la Vie de l'Etre; mais le petit garçon le fait plus avec ses nerfs et la petite fille plus avec son sang. Il s'en suit une différence de volonté qui peut se constater pendant toute la vie des êtres, malgré leur développement et toutes leurs capacités similaires, s'ils sont et restent normaux et sains :
La femme bénéficie de la souplesse qu'elle puise dans le renouvellement de la source même de la vie planétaire : le sang; et dans son objectivité naturelle ce qui explique à la fois sa résistance à la douleur et sa longévité, son endurance, son esprit de continuité et de persistance. La femme n'est changeante que parce qu'elle est complexe et évolutionnelle, perfectible indéfiniment et sans entrave, qu'elle ne sait pas unir en elle ses complexités, qu'elle ignore ses
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lois, de progression, qu'elle est souvent choquée dans son e^^trème et complexe sensibilité, sans que l'Homme où ceux qui la froissent s'en doutent.
De onie à quatorie et quinze ans^ chez les deux sexes, c'est l'âge de l'action intime de l'être, que détermine en lui la mise en activité de son foyer sexuel. C'est le moment le plus important de son existence : celui qui détermine sa vie morale.
Du tait de cette action intérieure, qui change toute la psychie de l'individu et le met en possession de son moteur, sa sensibilité devient à la fois attractive de l'extérieur qui le complète et sollicitée par lui. L'individu veut se manifester ; il semble disposé à se donner à la nature et à lui prendre ce qui lui est nécessaire, comme dans la première enfance il voulait tout lui prendre, s'il est garçon, et tout recevoir et garder s'il est fille. A ce moment, le masculin et le féminin de l'Etre, les deux principes de la Vie, sont agissants du fait de la mise en activité du foyer sexuel ; ils commencent l'œuvre de leur conjugaison, vibration ou amour; ce dernier étant à la fois intérieur, complémentaire avec l'extérieur, et réversible (i) sur lui.
L'adolescent, l'adulte Homme ou femme, mis rationnellement en œuvre de réalisation Humaine morale depuis sa naissance, et qui est préparé par une culture germinale intensive, est capable alors de faire comme Josué, de prendre Jéricho en arrêtant le soleil et en forçant la lune à ne pas avancer. Il mesure, il ordonne la montée de sa spirale évolutionnelle. Il prend possession de ses pouvoirs, que lui ont révélé l'Education des sens en libérant son intelligence, et de ses facultés, par la libération et la culture, qu'on a su lui faire accomplir, de sa nature psychique intellectuelle.
Il connaît ses aptitudes ; il veut choisir; il est capable de le faire. Comme David, vierge et fort, il est capable de tuer Goliath pour régner et en avoir conquis le droit.
Il est le maître de ses actes de sensibilité ; il les connaît ; il les observe; il ne se livre pas à eux ; il les tient au contraire sous sa direction comme un conducteur sérieux, objectif et subjectif, qui connaît son chemin, ses droits, ses devoirs, ses responsabilités.
Il pourvoira à la subsistance de son moteur et de toute la mécanique sensible de son automobile dont il connaît tous les rouages, de manière que la vie, qu'il aura cinquante ou soixante ans à mener, soit en rapport avec sa dignité humaine-morale-consciente, et avec
(i) Vers l'Amour !
le but OU Idi^al, (particulier seloa les raisons et les o^oyeus dp $on être, général selon le but de la race Humaine, auquel participe l'idéal particulier), qu'il doit poursuivre et chercher à atteindra, dans l'exercice et le respect de la Liberté en tous et pour tous.
L'Education Humaine est bien ainsi la mise en œuvre de l'Etre Humain tout entier.
En la concevant, en répandant ses raisons, ses moyens et son but, je n'ai qu'une ambition : donner la curiosité du vrai; donner la possibilité de le comprendre, de l'aimer, par conséquent d'en vouloir le triomphe en soi, dans tous les individus uormaux, dans les institutions et les lois qui permissent et facilitassent son exercice et son extension.
l'éduca- L'Education Humaine doit précéder et préparer TEducation inté- TioN iNTÉ- grsle propremPPt dite ides deuif sexes, et la coéducation, auxquelles GRALE elle fournirait ensuite des éducateurs, tandis qu'elle resterait toujours rEduc^tioji de l'enfance et de la jeunesse jusqu'à quinze aqs.
L'Education intégrale exige la participation ppnsciente des parept§ de l'çnfgnt qu'on éduque; elle repose sur la sécurité de conqaiss^nce d'au moijis trois générations précédentes. Elle veut la préparation de la naissance par des parents pn possession du savoir de la Vie et de la Vérité.
A l'âge d(B quip^ç ans, il faut à l'enfant le complément, p^v la connaissarjce intégrale, des différences qualitatives des sexes dans leurs moyens psychiques ; en attendait que, graduellement, il soit instruit des lois saçréps de la vie et de la procréation, avant l'âge de Tunion qui np devrait jamais être moindre dp i8 ans pour la jpuue fiUè et 21 ans pour le jeune homme.
C'est un non-sens dp ne pas juger l'être assez conscient pour diriger des affaires d'intérêt avant 21 ans et dp lui octroyer le droit dp donner la Vip et de s'engager pour toute l'pxistençe, à l'âgp où il commençp à peine à savoir penser et où op ne lui reconnaît pas la capacité de se conduire lui-même»
Il faut, à TEducation Intégrale, la connaissance intégrale dp TEtrp Humain dans les deux se^ps (i),
(i) Pour paraître dans l'Ordre et V Eternel féminin <
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il convient, en conséquence, de réaliser deux ou trois générations d'Etres Humains par l'Education Humaine, qui sachent et veuillent agir selon la science de la Vie et la Vérité, et que les Educateurs et lesEducatrices, préposés dans les Ecoles et Lycées à la continuation de cette œuvre morale hors de la famille et concurremment avec elle, en possèdent le savoir et la ligne de conduite rationnelle et progressante (i).
L'Amérique, par la culture physique de l'Etre Humain qui lui est les particulière ainsi qu'aux peuples du Nord de l'Europe et aux Anglo- recher- Saxons, arrive à produire des hommes comme Sandow et Lionel ches améri- Stringford qui sont des spécimens de forme esthétique, et de puis- gaines sance musculaire consciente.
Le dernier sait, paraît-il, faire mouvoir séparément les muscles qu'il se désigne dans son organisme, sur la simple indication de sa volonté; il en est le maître, comme autrefois les Egyptiens et aujourd'hui encore chez eux les Gawhasies, danseuses, derniers vestiges des anciennes races gynécocratiques, savent faire mouvoir isolétnent et en cadence, soit l'abdomen, soit la poitrine, soit le cou.
D'autre part, on signale que le fils d'Edison, portant sur la mentalité humaine la continuation des découvertes scientifiques de son père, aurait inventé le Magno-Electric-Vitalisateur, au moyen duquel on accélère l'opération de la Pensée. (( 11 donne, ajoutent les journaux américains, par une excitation artificielle de la matière cérébrale, de l'esprit d'à-propos à ceux qui n'en ont pas. »
Si dans les résultats de l'Education physique, conquérant l'indépendance des muscles et du jeu des organes, l'Education Humaine trouve Un excellent exemple de ce que l'Etre Humain doit arriver à obtenir de ses facultés sensorielles, affectives et intellectuelles, dans la connaissance la plus parfaite et attentive possible du moi Humain moral mental se servant du moi physique, il n'en est pas tout à fait de même de l'application de l'électricité à l'opération de la Pensée, chez un être normal, qui doit avant tout être progressif et savoir agir selon les lois de la vie en lui, et être en possession de son équilibre vital. L'excitation passagère, quelle qu'elle soit, n'a aucun rapport avec la manifestation d'une faculté développée, d'un pouvoir,
(l) Les Educateurs.
d'un savoir acquis. Elle ne peut que jeter la perturbation et la fatigue dans la mécanique cérébrale.
supÉRiORi- L'Education I lumaine poursuit le but, par l'Ecole de la Pensée, ( i ) TÉ D?: ^^ donner à l'Individu le savoir et la force de la Pensée. Elle montre l'éduca- comment, sans fatiguer les facultés, rien que par leur emploi, leur TiON culture rationnelle et méthodique, il peut arriver au résultat de faire HUxMAiNE conjuguer normalement son intelligence avec ses facultés, en ayant RATIONNELLE réellement acquis, en lui, les raisons et les moyens de continuer et MORALE de progresser, tant qu'il saura se tenir dans l'équilibre nécessaire et rester le maître de son (( moi ».
Elle est donc une base solide pour l'Individu qui se connaît, qui est conscient, qui ne suit pas les impulsions désordonnées et -inconnaissantes de facultés existantes, mais non vivantes, qui le poussent à agir sans but, sans savoir, mais à agir quand même, parce qu'elles ont droit à la vie, qu'elles s'atrophient sans culture et sans exercice, mais que l'élément vivant ne s'en agite pas moins en elles, voulant le mouvement et troublant l'individu. Toute invention d'excitation cérébrale, même la plus déterminante, est dépourvue de toute science acquise pour l'individu excité; tout raisonnement, tout progrès évolutionnel en sont exclus. Il en est ainsi de toute action compressive et hypnotique qui n'est pas qu'un moyen thérapeutique nécessaire, et de toute influence, qui n'est pas la vie libérée rationnellement dans l'être lui-même.
L'Education Humaine contient et donne la solution des grands problèmes de l'Humain en apportant le moyen de sa réelle mise en œuvre. Elle prépare ainsi la solution, par l'Individu, des grands problèmes sociaux, en déterminant, en chacun, les raisons de vouloir la Vie, selon la Vérité et la Justice, pour tous.
Le changement des moyens de gagner l'existence entraîne nécessairement le changement du mode même de l'existence ; le mouvement, le progrès rapide, font que, ni les opinions, ni les fois religieuses, ni les habitudes de penser ne peuvent prévaloir contre la force acquise du Progrès et de la Vie, même si l'Individu n'en est pas très conscient. Dès qu'avec son intelligence et sa pensée, avec le courage
(i) Les Educateurs,
l'éducation humaine
que donnent un but noble et la vue de la Vérité, il s'unira consciemment à la loi de Progrés et observera toutes ses prescriptions, ce qui est la garantie de son bonheur, il est certain que le triomphe de l'équité sera proche ; car tous les êtres intelligents, ne voulant pas se priver de ce qui donne la félicité intime, arriveront à concourir au bonheur général en se rendant à l'évidence.
L'Education doit donc être, en France, avant tout, humaine et nationale.
La difficulté de donner l'Education jusqu'à ce jour s'explique par l'ignorance de ce qu'est l'Education en elle-même, en face d'un mouvement d'idées très complexe que suscitent les cultes religieux différents, les écoles philosophiques, scientifiques militantes et l'ardent désir chez tous d'une prompte réalisation de l'Idéal de Vérité et de Justice.
De ce que la République est le gouvernement du peuple par luimême, chacun se sent le droit de gouverner ou d'imposer ses idées selon ses croyances et ses raisons de penser, selon son savoir, selon ses intérêts. Ceci prouve que le Gouvernement d'une République progressante exige l'unité d'éducation des enfants pour que le travail des intelligences, des âmes et de la raison, s'unisse dans un accord dont l'individuel et le social puissent se renforcer par l'entente sur les lois primordiales de la Vie et de l'Etre ; elles font le social et sont appelées à le gouverner.
L'unité de l'Education hâtera l'unité si désirable de l'esprit français, de l'âme et de la Raison françaises. L'unité de la Nation est d'autant plus difficile à réaliser que les fois et les savoirs y créent des âmes différentes dans leurs expressions et leurs volontés, en plus des différences naturelles, et que les intérêts des uns semblent léser ceux des autres et inversement.
On dit « l'Ecole doit être neutre et respecter la Liberté de conscience )). Nous nous sommes déjà expliqués sur la Liberté de conscience (i) qui est une bien haute valeur à conquérir et qui se trouve ainsi réduite à ce qu'elle est : un beau germe à faire éclore. L'Education Humaine en apporte les moyens.
Sans heurter de front, ni les uns, ni les autres, il est facile, il est nécessaire de réaliser dans tous, l'Humain qui fait la valeur de l'Individu. Aucune religion, aucune philosophie, aucun parti, ne peuvent s'y opposer. C'est le devoir de tous de mettre l'enfant à même
l'éducation