‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 148 sur 549 · LE SERPENT ET LA LIME · texte numérisé non relu

LE SERPENT ET LA LIME

On conlt* qu’un serpent , voisin d’un horloger (C’était pour l'horloger un mauvais voisinage),

Entra dans sa boutique ; el, cherchant à manger , N’y rencontra pour tout potage 5 Qu’une lime d’acier qu’il sc mil à ronger.

Cette lime lui dit, sans se mettre en colère :

Pauvre ignorant! ehl que prétends-tu faire?

Tu te prends à plus dur que toi ,

Petit serpent à tète folle :

1 0 Plutôt que d'emporter de moi Seulement le quart d'une obole ,

Tu te romprais toutes les dents :

Je ne crains que celles du temps.

Ceci s'adresse à vous , esprits du dernier ordre ,

45 Qui, n'étant bons à rien, cherchez sur tout à mordre ; Vous vous tourmentez vainement.

Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages Sur tant de beaux ouvrages?

Ils sont pour vous d'airain , d'acier , de diamant.

La Fontaine.

•3 Celle» du temps ; le» dent» du temps, pour dire le temps use tout, toul »’u«c avec le temps.

I* l'.iprits du dernier oritre. Le» homme» d'un esprit et d'un ■avoir médiocre».

IT Impriment leur» outrage», puissent laisser la trace, f empreinte de leur» outrage».

MÉMOIRE

!• U airain, d acier , de diamant , ce qu*il y * de plu* dur au monde : le premier e*l un composé de cuivre et d’étain; le second est le fer trempé , durci au feu ; le troisième une pierre fine la plus dure et la plus précieuse de toutes. On ne peut polir le diamant qu’avec du diamant en poudre.

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