DU FEU
0,EZ*V01'* cc f«» qui parait allumé
1 I £ dans les astres, et qui lépaïul partout g
2 | l sa lumière? Voyez-vous cette flamme g
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r |«- que certaines montagnes vomissent, e f V V'f V t s et que la terre nourrit de soufre dans ses entrailles? Cc même feu demeure paisiblement caclié dans les veines des cailloux, et il y attend à éclater, jusqu’à ce que le choc d’un autre corps l’excite, pour ébranler les villes et les montagnes. L’homme a su fallu tuer et l’attacher à tous ses usages , pour plier les plus durs métaux , et pour nourrir avec du bois, jusque dans les climats les plus glacés, une flamme qui lui tienne lieu de soleil, quand le soleil s’éloigne de lui. Celte flamme se glisse subtilement dans toutes les semences; elle est comme l'Ame de tout cc qui vit; elle consume tout ce qui est impur cl renouvelle ce qu’elle a purifié Le feu prête sa force aux hommes trop faibles. Il enlève tout à coup les édifices et les rochers. Mais veut-on le borner à en usage plus modéré, il réchauffe l'homme, il cuit les aliments. Les anciens, admirant le feu , ont cru que c’était un trésor céleste que l’homme avait dérobé aux •lieux. Fénelon.