‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 321 sur 549 · DU CIEL · texte numérisé non relu

DU CIEL

Il est temps d’élever nos yeux vers le ciel. Quelle puissance a construit au-dessus de nos têtes une si vaste et si superbe voûte? Quelle étonnante variété d'admirables objets! C’est pour nous donner

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un beau spectacle, qu’une main toute-puissante a mis devant nos yeux de si grands et de si éclatants objets. C’est pour nous faire admirer le ciel, dit Cicéron, que Dieu a fait l'homme autrement que le reste des animaux. Il est droit et lève la tête, pour être occupé de ce qui est au-dessus de lui. Tantôt nous voyons un a7.ur sombre où les feux les plus purs étincellent; tantôt nous voyons dans un ciel lenqiéré les plus douces couleurs, avec des nuances que la peinture ne peut imiter; tantôt nous voyons des nuages de toutes les figures et de toutes les couleurs les plus vives, qui changent à chaque moment cette décoration par les plus beaux accidents de lumière. La succession régulière des jours et des nuits, que fait-elle entcudre? Le soleil ne manque jamais, depuis tant de siècles , à servir les hommes, qui ne peuvent se passer de lui. L’aurore, depuis des milliers d’années, n’a pas manqué une seule fois d’annoncer le jour. Elle le commence à point nommé, au moment et au lieu réglés. Le soleil, dit l’Écriture, sait où il doit se coucher chaque jour. Par là, il éclaire tour à tour les deux côtés du monde, visite tous ceux auxquels il doit ses rayons. Le jour est le temps de la société et du travail. La nuit, enveloppant de ses ombres la terre, finit tour à tour toutes les fatigues et adoucit toutes les peines; elle suspend ; elle calme tout; elle répand le silence et le sommeil. En délassant le corps, elle renouvelle les esprits. Bientôt le jour revient pour rappeler l'homme au travail et pour ranimer toute la nature. Fénelon.

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dre. Si , dans la même distance , il était moins grand, la terre serait toute glacée et inhabitable. Si , dans la même grandeur, il était plus voisin de

!8 ORTHOGRAPHE

DU SOLEIL. à d’où vient que ce globe , d’une matière si subtile.

Mais outre le cou» si consian. qui tonne les | ne s’échappe jamais d'aucun Oté. dans ces espaces jours et les nuits , le soleil nous et. montre un au- | i.nmensesqu. 1 env.ronne.it, et ou lescorp» qu son. tre, par lequel il s’approche pendant six mois d’un H «“nies semblent devo.r ccder à 1 .mpetuostté de pèle, et au bout de six mois -vient av^'a même | ,e G,obc dc la

dilirence sur ses pas pour visiter Iautre. t e net s J . . ‘ ...

ordre fai. qu’un seul soleil suffi, à toute la terre, g terre, q... est s. dure, tourne régulterement au- SM était plis grand dans la même distance, il cm- g tour de ce. astre, dans .les espaces ou nul corps so-

braserait ^out le monde ; la terre s’en irait en pou- g lide nc 'J'"' ™U>T ''°U‘' "" ‘l

.. *i i.-!. — ■" Qu’on cherche tant qu on voudra dans la physique

les raisons les plus ingénieuses pour expliquer ce

fait , toutes ces raisons ( supposé même qu’elles

ins la même graudeur, h eiau piu» vwisiii w as . ’ . . . n* •

•i tt .-aii ç; d nm la même soient vraies) se tourneront en preuve dc la Diu-

nous. il nous enflammerait. M, dans la muni ** / , . , ,

grandeur, il était plus éloigné de nous, nous ne 3j »ité. V\m ce ressort, qu. condu.t la machine de

pourrions subsister dans le globe terrestre faute J 1 «...vers, es. juste, simple, constant, assuré et fè-

de chaleur. Quel compas, dont le tour embrasse g coud en effets utiles plus ,1 faut qu une nia, n tres-

, , „ Cet - puissante et très-industrieuse ait su choisir ce res-

le ciel et la terre, a prix des mesures si justes . i,ei £ I

astre ne fait pas moins dc bien b la partie dont il g 50rl> lc P,us llarfa"

s'éloigne, pour la tempérer, qu’à celle dont il s ap- g

proche , pour la favoriser de ses rayons. Ses re- £

gards bienfaisants fertilisent tout ce qu’il voit. Ce £

changement fait celui des saisons, dont la variété g

est si agréable. Le printemps fait taire les vents £ menses où brillent les astres et qui couvrent nos glacés, montre les fleurs, et promet les fruits. L’été S tètes. Si ce sont des voûtes solides, qui en est Pardonne les riches moissons. L’automne répaud les | chitcctc? Qui est-ce qui a attaché tant de grands fruits promis par le printemps. L’hiver, qui est une g corps lumineux à certains endroits de ces voûtes , espèce dc nuit où l'homme se délasse, ne concentre g de distance en distance? Qui est-ce qui fait tourner tous les trésors de la terre qu’afin que le prin- S ces voûtes si régulièrement autour dc nous? Si, au temps suivant les déploie avec toutes les grâces de S contraire, les cieux tic sont que des espaces imla nouveauté. Ainsi la nature, diversement parée, S menses remplis de corps fluides, comme l’air qui donne tour à tour tantdc nouveaux spcctacles,qu'elle g nous environne, d’où vient que tant dc corps sone donne jamais à l’homme le temps de se dégoûter g lidcs y flottent, sans s’enfoncer jamais , et sans sc de ce qu’il possède. £ rapprocher jamais les uns des autres! Depuis tant de

Mais comment est-ce que le cours du soleil peut g siècles que nous avons des observations astronomt- 6trc si régulier? 11 [tarait que cet astre n’est qu’un g ques, ouest encore à découvrir le moindre dérangeglobe de flamme très-subtile, et par conséquent g ment au mouvement si constant et si régulier des très-fluide. Qui est-ce qui tient cette flamme si nio- g corps qui nagent circulairemcnt dans son enceinte, bile et si impétueuse dans les bornes précises d’un g Mais que signifie celte multitude presque innombral'iobc parfait? Quelle main conduit cette flamme g blc d’étoiles? La profusion avec laquelle la main dans un chemin si droit, sans qu’elle s’échappe g de Dieu les a répandues sur son ouvrage fait voir jamais d’aucun cùté? Cette flamme ne tient à rien, £ qu’elles ne coûtent rien à sa puissance. Il en a seine et il riy a aucun corps qui pût la guider ni la tenir g les cieux, comme un [.rince magnifique répand

■ - -- • • • --- : S l'argent à pleines mains, ou comme il met des

g pierreries sur un habit. Que quelqu’un dise tant ■ qu’il lui plaira qtie ce sont autant de mondes soi

de tous.

Fkseloh.

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