‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 322 sur 549 · DES ASTRES · texte numérisé non relu

DES ASTRES

Mais regardons encore une fois ccs voûtes ini-

assujettie. Elle consumerait bientôt tout corps qui la tiendrait renfermée dans son enceinte. Où va-telle? Qui lui a appris à tourner sans cesse et si ré-

elle* Qui lui a appris à tourner sans cesse et s. re- £ qu .1 lui plaira que ce son. a..,-..,, u — -

gulièrement, dans des espace, où rien ne la gène? | blablos à la terre que .ions hab.tons! je le suppose 0 s u !.. ...... fru.i.iv..n>< mur nour un iiioiucnl. Combien doit être puissant et

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pour un moment. Combien doit être puissant et nous servir? Que s. cette flamme ne tourne pas, c. f. sage celui qui fait des mondes aussi innombrables si, au contraire, c’est nous qui tournons autour x que les grains dc sable qu. couvrent les mage* d’elle ie demande d’où vient qu’elle est si bien g des mers, et qui conduit sa... peine, pendant tan. placrè dans le centre de l’univers, pour être comme $ de siècles, tous ces mondes errants, comme un berle foyer ou le cœur dc toute la nature? Je demande f ger conduit un troupeau ! Si, au contraire, ce sont

ORTHOGRAPHE

seulement des flambeaux allumés, pour luire à nos £ yeux dans ce petit globe qu'on nomme la terre, ^ quelle puissance que rien ne lasse et k qui rien ne coûte! Quelle profusion pour donner à l’homme, dans ce petit coin de l’univers, un spectacle si étonnant !

Mais, parmi ces astres, j'aperçois la lune, qui semble partager avec le soleil le soin de nous éclairer. Elle se montre à point nommé, avec toutes les étoiles , quand le soleil est obligé daller ramener le jour dans l’autre hémisphère. Ainsi la nuit même, malgré ses ténèbres, a une lumière, sombre à la vérité, mais douce et utile. Cette lumière est empruntée du soleil, quoique absent. Ainsi, tout est ménagé dans Tunivers avec, un si bel art, qu’un globe voisin de la terre, et aussi ténébreux qu'elle par hû-mêine, sert néanmoins à lui renvoyer, par réflexion, les rayons qu’il reçoit du soleil ; et que ce soleil éclaire par la lune les peuples qui ne peuvent le voir pendant qu’il doit en éclairer d'autres.

Le mouvement des astres , dira-t-on , est réglé par des lois immuables. Je suppose le fait. Mais c’est ce fait même qui prouve ce que je veux établir. Qui est-ce qui a donné à toute la nature des lois tout ensemble si constantes et si salutaires, des lois si simples, qu’on est tenté de croire quelles s'établissent d’ellcs-mêmes , et si fécondes eu effets utiles, qu'on ne peut s’empêcher d’y reconnaître un art merveilleux9 IVoù nous vient la conduite de cette machine universelle qui travaille sans cesse pour nous, sans que nous y pensions? A qui attribuerons-nous l’assemblage de tant de ressorts si profonds et bien concertés, et de tant de corps grands et petits, visibles et invisibles, qui conspirent également pour nous servir? Le moindre atome de cette machine qui viendrait à si; déranger démonterait toute la nature. Les ressorts d’une montre ne sont point liés avec tant d’industrie et de justesse. Quel est donc ce dessein si étendu, si suivi, si beau, si bienfaisant? La nécessité de ces lois, loin de m’empêcher d’en chercher l’auteur, ne fait qu'augmenter ma curiosité et mon admiration.

11 fallait qu’une main également industrieuse et puissante mit dans son ouvrage un ordre également simple et fécond, constant et utile. Je ne crains donc pas de dire, avec l’Écriture, que chaque étoile se hâte d’aller où le Seigneur l’envoie, et que, quand il parle, elles répondent avec tremblement: Nous voici. Ecce admrnut.

Fénklok.

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