‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 324 sur 549 · MERVEILLES DES INFINIMENT PETITS · texte numérisé non relu

MERVEILLES DES INFINIMENT PETITS

Vu autre cùté, l’ouvrage n’est pas moins •»ï<h' *1* admirable en petit qu’en grand. Je ne

1) trouve pas moins en petit une espèce d’infini qui m’étonne et qui me sur- J» T’tŸV * monte. Trouver dans un ciron , comme dans un éléphant ou dans une baleine, des membres parfaitement organisés; y trouver une tête, un corps, des jambes, des pieds formés comme ceux des plus gradds animaux! Il y a, dans chaque partie de ces atomes vivants, des muscles, des nerfs, des veines, des artères, du sang; dans ce sang, des esprits, des parties rameuses et des humeurs; dans ces humeurs, des gouttes composées elles-mêmes de diverses parties, sans qu’on puisse jamais s’arrêter dans cette composition infinie d’un tout si infini.

Le microscope nous découvre, dans chaque objet, comme mille objets qui ont échappé h notre connaissance. Combien y a-t-il, dans chaque objet découvert par le microscope , d’autres objets que le microscope lui-même ne peut découvrir! Que ne verrions-nous pas si nous pouvions subtiliser toujours de plus en plus les instruments qui viennent au secours de notre vue trop faible et trop grossière? Mais suppléons , par l’imagination, à ce qui nous manque du côté des yeux , et que notre imagination elle- même soit une espèce de microscope qui nous représente en chaque atome mille mondes nouveaux et invisibles : elle ne pourra pas nous figurer sans cesse de nouvelles découvertes dans les petits corps; elle se lassera : il faudra qu’elle s’arrête, qu’elle succombe, et qu’elle laisse

£ enfin dans le plus petit organe d’un corps mille merveilles inconnues. Fénelon.

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