‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 510 sur 549 · CÀ · texte numérisé non relu

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n gneur, parce qu’il est bon, parce que sa * miséricorde s’est répandue pour jamais » sur Israël. » Le peuple, de son côté, pous-

sait des cris de joie, et bénissait le Seigneur en voyant l’ouvrage heureusement commencé. L'édifice néanmoins fut longtemps interrompu par les obstacles que les ennemis des Juifs y mirent ; ils gagnèrent par argent les ministres du roi, et vinrent à bout de traverser ce dessein pendant tout le règne de Cyrus et de ses premiers successeurs. Enfin tous ces obstacles furent levés : on se remit au travail avec une ardeur incroyable. L’on acheva la construction du temple : la dédicace s’en fit avec de grandes réjouissances. Mais, au milieu des cris de joie que poussaient les jeunes gens, on entendait les gémissements de ceux qui étaient âgés et qui avaient vu le premier temple. Ceux-ci, en comparant la petitesse et la pauvreté du nouveau temple avec la grandeur et la magnificence de l’ancien, ne pouvaient retenir leurs larmes; et il n’était pas possible de discerner les témoignages de joie d’avec les plaintes de ceux qui pleuraient, parce que tout était confus dans ces cris du peuple, et que le bruit en retentissait au loin.

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