DIX-HUITIÈME RÉCRÉATION
UN JOl'R DE VACANCES.
’est une joyeuse époque que celle des •*|| p ! > vacances, surtout pour les enfants qui ont bien travaillé; comme ils sont contents d’eux-mômes, rien ne trouble les plaisirs que leurs pare, ts satisfaits s'empressent de leur procurer. On emmène les uns à la campagne , on fait faire aux autres quelque voyage d’agrément On conduit ceux qui restent à Paris au Panorama ou au Diorama ; on leur fait visiter le Jardin des plantes, le Muséo d’artillerie et le Musée naval. On invite leurs camarades h venir partager leurs jeux. Il en était ainsi de Léon, qui avait obtenu à sa pension trois prix et deux accessits. Charles, qui avait eu aussi sa part de succès, venait de passer la journée chez lui. — Oh! ma chère maman , dit-il à sa mère en rentrant le soir à la maison, si lu savais comme nous nous sommes amusés, tu serais bien étonnée.
LA SIKIIE.
C’est une chose qui t’arrive assez souvent pour que je ne m’en étonne pas beaucoup.
CHARLES
Oh! c’est que nous avons vu des choses si surprenantes, si extraordinaires!
LA MÈHE.
Tu ferais beaucoup mieux de inc les raconter que d’entasser ainsi dessurpcrlatifsquine m’apprennent rien. Voyons, dis-inoi ce que tu as vu, et surtout commence par le commencement?
CHARLES
D’abord, maman, il faut le dire que Léon a un cousin qui s'appelle Guillaume , qui est élève de 1 Ecole polytechnique , et, comme ses parents sont ep province, il passe ses vacances chez son oncle, qui est le père de Léon.
la mère.
Je le sais, après?
RcouuTions.
•in
CHARLES
Eh bien! c’est un jeune homme très-savant, et surtout très-bon et très-coin plaisant.
LA MÈRE
Ce qui vaut encore mieux que d’ôtre savant ; mais qu’est-ce que cela a de commun avec les choses extraordinaires et surprenantes que tu as vues?
Voici, inaman; c’est que M. Guillaume, pour nous amuser , s’est habillé en magicien avec une robe de chambre du père de Léon, et un grand bonnet pointu, et il nous a dit qu’il s'appelait Mirlijicocambo , qu’il arrivait de la Cochincliine pour nous faire voir des choses merveilleuses : et en effet, il nous a tellement surpris que nous étions tentés de le croire sorcier.
LA MÈRE
Et quoi encore?
CHARLES
Il a commencé par nous dire qu’il allait nous montrer d’abord son secret le plus utile et celui qui lui avait valu le plus de succès, le secret de multiplier l’argent. Là-dessus il a pris un gobelet de cris-
tal qui allait eu s’élargissant par le haut un peu en
RÉCRÉATIONS
forme de cornet , et qui était il moitié plein d’eau ; il a dit de laisser tomber une pièce de vingt sons au fond du verre, puis il l’a couvert d'une assiette et l’a retourné sens dessus dessous en tenant l'assiette bien ferme pour ne pas laisser échapper l’eau; et alors nous avons vu bien distinctement deux pièces dans l'eau, une sur l’assiette, grande comme une pièce de cent sous, cl la pièce de vingt sous un peu plus haut.
LA MÈRE, souriant.
C’est tout?
CHARLES
Oh ! que non ; après il a levé le verre , l’eau s’est répandue dans l’assiette et il n’y avait plus que la pièce de vingt sous qu’il m’a rendue en inc disant que le reste était son bénéfice. Alors il a pris un petit morceau de papier tortillé, il l’a allumé, et l’a jeté au fond du verre, qu’il a renversé sur l’assiette pleine d’eau. Alors cette eau a commencé à monter dans le verre toute seule et l’a presque rempli.
LA MÈRE
C’est tout simple. Je t’expliquerai cela plus tard.
CHARLES
Ensuite, il a pris une pipe; il a mis dans le fourneau un petit charbon, et puis il l’a bien fermé avec de la terre plaise et l’a posé sur un réchaud allumé : un moment après, il a approché une bougie du tuyau de la pipe ; aussitôt on a vu une petite flamme brillante danser au bout de ce tuyau sans que rien brûlât.
LA MÈRE
Tu crois? Continue.
CHARLES
Alors il nous a fait voir plusieurs choses rendues incombustibles. Ainsi, il a pris mon foulard, dans an coin duquel il a enveloppé sa montre, en sorte que le foulard fut bien tendu, puis il a posé dessus un charbon allumé. J’ai eu peur, car j’ai cru que inon foulard serait brûlé; mais, point du tout, il n’y paraissait pas. Après, il nous a fait tenir un anneau suspendu à un fil au-dessus d’une bougie; et il nous a dit que s’il y avait un de nous qui n’eût jamais manqué à une parole donnée, le fil ne brûlerait pas. Nous avons tous essayé, et chaque fois le fil a brûlé et l'anneau est tombé; ce qui était tout simple. Mais voilà que M. Montaient, le père de Léon , a voulu essayer, et à notre grande surprise la flamme a couru tout le long du fil et l’anneau est resté suspendu. C'est bien extraordinaire; nW-ce pas, maman?
LA MÈRE
Certainement, quand on n’en connaît pas la cause; mais poursuis.
CHARLES
Après, M. Guillaume nous a fait voir du feu qui brûlait dans l'eau. Puis il a exécuté plusieurs jolis tours d’escamotage ; mais voilà le plus beau : il nous a distribué de petits papiers sur lesquels étaient écrit* des énigmes en forme de questions. Il nous a dit que ceux qui ne pourraient pas trouver la réponse u’avaient qu’à mettre leur papier dans une grande boite qu’il nous montra posée sur la table, et qu’il appelait Yantrc de la Sibylle , et qu’on verrait la réponse écrite au-dessous de la question. Nous nous sommes dépêchés de regarder nos papiers. Sur le mien, il y avait : Quelle est la question qui votu oblige toujours à répondre oui? Je n’ai pas pu la trouver; alors j’ai mis mon papier dans la boite, où j’ai bien vu qu’il n’y avait rien de plus : elle était élevée sur quatre petits pieds, de manière à ne pas toucher la table. M. Guillaume ni aucune personne ne s’en est rapproché. Eh bien! au bout de quelques minutes, j’ai été retirer mon papier et au-dessous de la question il y avait écrit bien lisiblement : Comment fait o, u, 1? A quoi on est bien forcé de répondre oui Sur un autre papier il y avait *• Qu est-ce qui ressemble le plus à la moitié (T un fromage de Hollande ? Nous n’avons pas pu le deviner non plus, et la réponse disait : L’autre moitié. Ce qui nous a fait bien rire. Un autre demandait : Quelle est la chose que peu de gens aiment à quitter et que personne ne se soucie de garder? Et la Sibylle a répondu : Le lit. Ce qui est bien vrai. Enfin ce jeu-là nous a amusés longtemps en nous étonnant toujours; mais ce n’est pas tout : M. Guillaume nous a dit qu’il allait nous faire voir quelque chose de plus surprenant du pouvoir de cette boite. Il nous a
montré un dessin représentant un paysage d’hiver: des arbres sans feuilles, une terre nue, un ciel gris ;
RÉCRÉATIONS
il a mis ce dessin dans la boite, et, quand il l’en a retiré au bout de quelque temps, le dessin était bien le même, seulement l'été avait succédé à l'hiver: il était venu des feuilles aux arbres, du (gazon par terre et du bleu au ciel. Comprenez-vous cela , maman ?
LA MÊME
Je le crois ; cela est en effet merveilleux , bien qu'il n'y ait là aucune magie.
CHARLES
Enfin, maman, pour terminer la soirée on nous a donné une représentation de feux arabesques qui sont la plus jolie chose du monde. On éteint toutes les lumières, et puis on voit une espèce de petit théâtre posé sur une table entre deux paravents d’où tombe un morceau d'étoffe qui cache le haut du théâtre. Alors on voit paraître sur un fond noir toutes fortes de feux différents : il y a des soleils , des étoiles, des globes, des pyramides de feux, puis des jets, des cascades et enfin un palais qui parait tout illuminé avec des colonnes, des portiques et des lustres qui pendent au milieu. Et ce qu’il y a de joli, maman, c’c:t que ces feux ont du mouvement, les soleils paraissent tourner, les jets monter, les cascades descendre, et les feux changent de couleur et deviennent tour à tour jaunes, bleus, rouges, verts; en sorte que nous sommes partis enchantés de notre soirée, et trouvant I^éon bien heureux d’avoir un cousin comme M. Guillaume.
LA MÈRE
Tu n'as pas de cousin, il est vrai, mais n'as-tu pas une maman ?
CHARLES
Oh! oui, une bonne maman; mais est-ce que vous pourriez faire tout ce qu'a fait M. Guillaume?
LA MÈRE
Je ferai mieux, je t’enseignerai à le faire toimême.
CHARLES
Quel bonheur!
LA MÈRE
Tu sais que je fais tout ce qui t'amuse quand je suis contente de toi.
CHARLES
Et je pourrai multiplier les pièces d'argent?
LA MÈnc.
Sans doute, car ce n'est qu'une illusion d'optique qui te fait voir deux pièces là oit il n’y en a qu'une.
CHARLES
Mais l'eau qui montait dans le verre, ce n'était pas une illusion?
LA MERE
Non , mais c’est un effet naturel. Si tu peux vider un vase de l'air qu'il contient, l'eau y montera d’elle-inênie jusqu'à une certaine hauteur. C'est ce que fait le papier en brûlant; il consume l’air contenu dans le verre et aussitôt l’eau y monte.
CHARLES
Et la petite flamme au bout de la pipe?
LA MÈRE
Il y avait dans celte pipe un charbon qui , exposé à une forte chaleur, laisse échapper par le tuyau une vapeur ou fumée appelée gaz , c’est ce gaz qui brûle; et c’est celui qui sert maintenant à éclairer nos rues et nos boutiques, comme tu as pu le voir dans Paris.
CHARLES
Quoi, maman , ce gaz est de la vapeur de charbon?
LA MÈRE
Oui, une vapeur invisible, quand on n’en approche pas une lumière ou une mèche qui lui fait prendre feu. Ainsi, tout ce qui nous entoure est merveilleux ; mais Dieu seul est l'auteur de toutes ces merveilles, et les hommes savants sont ceux qui les regardent et s’en souviennent. Ainsi , lu charbon posé sur ton mouchoir ne l’a pas brûlé, parce que le métal qui était dessous attirait à lui toute la chaleur; tu produiras le môme effet chaque fois que tu tiendras une étoffe bien tendue sur un objet métallique, une montre, une cuiller d’argent. Quant au fi) qui ne brûle pas, on l’obtient en le faisant tremper dans l’eau fortement salée. Du moins, en brillant, les cendres demeurent assez compactes pour soutenir l’anneau. Sans doute M. Guillaume, qui s’était servi de fil ordinaire pour votre épreuve, a pris un fil ainsi préparé pour celle de M. Moulaient.
Mais, maman, l’antre de la Sibylle?
LA MÈRE
Eli bien! l'antre de la Sibylle est pro’ ablement une boite dans laquelle il y avait une plaque de fer chaud, ou dont le fond était échauffé par quelque autre moyen ; au-dessous de vos questions, les réponses étaient écrites, soit avec une composition qu’on appelle encre sympathique, soit tout bonnement avec du jus de citron ou d’oiguon. Les mots écrits de cette manière sont invisibles jusqu’à ce qu’on fasse chauffer le papier sur lequel on les a tracés; la chaleur les fait apparaître distinctement et peu après ils disparaissent de nouveau, jusqu’à ce qu'on les approche encore du feu. C’est la même
RÉCRÉATIONS
chose pour le dessin : le paysage d’hiver est tracé £ avec des couleurs ordinaires, le ciel avec une dis- ^ solution de înuriatc, ou nitrate de cobalt , qui £ devient d’un beau bleu quand elle est exposée au feu ; la même composition, à laquelle on ajoute un ^ mélange de fer, donne au feu une couleur verte, et ^ sert pour le feuillage et l’herbe- Tu comprends maintenant que la chaleur de la Imite ail fait £ paraître ces couleurs, invisibles quand elle* sont froides! £
CHARLES
C’est-à-dire, maman , que je crois ce que lu me dis; mais cela me parait toujours bien difficile de comprendre comment la chaleur produit ces couleùrs bleue ou verte.
la si ÈRE.
Les hommes les plus savants, mon ami , ne le comprennent guère plus que toi; seulement, comme je te l’ai dit, ils savent, pour l’avoir remarqué, que de telle cause résulte tel effet. Ainsi, tu sais bien qu’en mettant un grain de blé en terre il vient un épi ; mais tu ne pourrais me dire le comment , ni le pourquoi.
CHARLES
C’est vrai, maman, mais est-ce que c’est aussi la même chose pour les feux arabesques?
LA MÈRE
Non; ceci est un ouvrage humain; c’est-à-dire, •£ une manière de se servir du feu qui est un don de Dieu, comme le reste, car nous ne pouvons rien créer. Mais ces merveilleux effets sont produits par des moyens si simples, que tu peux eu faire autant 5* avec un peu d’industrie et d’adresse.
CHARLES
Oh , chère inainan! est-ce possible?
Si possible, que, quand tu voudras, je te donnerai ce qu’il te faut pour construire un petit appareil dans le genre de celui de Léon; à condition que tu y travailleras loi-même, et que tu y consacreras tes récréations jusqu'à ce qu’il soit terminé. Si tu veux me le promettre, je t'aiderai; mais je ne veux ni m’engager à te le faire toute seule, ni le le voir commencer pour l’abandonner.
CHARLES
Je le promets de tout mon cœur.
LA MÈRE
Eh bien! je vais commander au menuisier ce que ni toi, ni moi ne pourrions exécuter, et faire acheter les choses nécessaires, et demain nous commencerons 1
CHARLES
Et vous ôtes sure, maman, de savoir comment ces feux scintillent et changent de couleur?
t LA MÈRE.
Tu verras, si nous y réussissons.
Le lendemain , en effet , Charles trouva dans la chambre de sa inère une grande boite en forme
de théâtre, c’est-à-dire ouverte par devant et par dessus ; le dedans était revêtu d’étain , la planche du fond glissait dans une coulisse et pouvait s’enlever à volonté, le devant était surmonté d'une frise assez large, appuyée sur deux pilastres; derrière ces pilastres se trouvaient deux rainures ou coulisses, où devaient venir se placer les tableaux de feux; après ces coulisses, en haut et en bas, deux rouleaux mobiles, en bois, avec une manivelle pour les tourner. La maman prit sur la table des carrés d’un papier noir, très-fort, sur chacun desquels était tracé en blanc un dessin tel qu’une pyramide, un globe, un
soleil, une étoile en forme de croix de la Légion-
RÉCRÉATIONS. «I
d’Honneur, un jet d’eau , une cascade , et enfin un & palais avec des portiques, entre lesquels étaient des
lustres et des pots à feu, comme pour une illumi- ;£ nation. — Tu vois ces papiers noirs, dit-elle à Charles, tu vas prendre ces espèces de poinçons ± qu’on appelle emporte- pièces , et avec lesquels on peut percer des trous ronds ou ovales plus ou moins y: allongés de toutes dimensions; tu vas percer des i$i trous dans ces papiers, suivant les dessins, de manière que ces dessins soient à jour. Il vaut mieux employer les trous ovales pour les jets, les rayons, à les cascades; et les trous ronds pour les autres dessins. Quand ceci sera fait, nous collerons ces ptpiers sur les petits châssis de bois que voici, et qui sont disposés pour entrer dans les rainures de la • botte. Tu vois que la lumière en passant à travers " les petits trous de ces dessins, leur donne l’air d’être X tracés en feu. Maintenant, nous allons disposer le ■ petit appareil qui produit cette apparence de mou- ^ veinent et ce changement de couleur qui l’ont in- : trigué; tu verras que rien n’est plus simple. Tu vois & ces feuilles de papier mince et de diverses couleurs qu’on a rendu encore plus transparent en y pissant *£ une couche d’huile; il est moucheté à distances •£ égales de taches rondes et noires, faites avec une couleur très-opaque; je vais ajouter plusieurs de ces feuilles l’une à l’autre avec un peu de gomme, 2“ en variant leurs couleurs dans cet ordre : blanc , S bleu, rouge, vert, jaune, de manière à former une s: longue bande , qui commencera et finira par
une feuille de papier noir. Nous fixerons les deux bouts de celte bande aux deux rouleaux placés en haut et en bas de l’ouverture de la boite : nous roulerons tout ce papier sur l’un des deux et nous le ferons passer sur l’autre h volonté, en tournant la manivalle. Maintenant, si tu veux avoir une représentation , tu places dans le fond de la boite une lampe à réflecteur, tu fais glisser un de tes tableaux dans les rainures disposées pour les recevoir; tu as soin, pendant cette opération, que le papier transparent soit roulé tout entier sur un des rouleaux , de manière que la feuille noire qui le termine intercepte la lumière de la lampe. Alors tu commences à faire tourner le rouleau vide, et, h mesure que ton papier transparent monte ou descend, ton dessin s’éclaire; tu conçois qu’il change de couleur selon celle du papier qui passe derrière, jusqu’à ce que le papier noir, qui est à la fin, le tasse disparaître , et te permette de le remplacer par un autre. Quant au tremblement ou scintillement, il est produit par ces mouches noires qui
passent successivement devant les petits trous du dessin ; tu coirfprendras cet effet si tu te souviens d’avoir remarqué qu’en passant en voilure dans la rue de Rivoli, et regardant le jardin des Tuileries à travers la grille, tous les objets te paraissaient trembloter , parce que les barreaux de la grille passaient successivement entre tes yeux et ces objets : tu auras soin , pour produire plus d’illusion , de placer les cascades quand le papier doit descendre, et les jets quand il doit remonter. Il y a une manière un peu plus compliquée d’imiter les feux tournants. Au lieu de rouleaux, on emploie une espèce de roue, faite en fil d’archal très-mince, on la recouvre d’un papier le plus transparent possible, sur lequel on a tracé, avec la couleur noire opaque, des lignes formant une sorte de spirale ; on place cette roue derrière une figure du soleil de la même dimension, et on la fait tourner par un mécanisme semblable à celui des petits moulins d’en-
RÉCRÉATIONS
fants, c’est-à-dire une ficelle qui s'enroule autour d’un petit bâton qui sert d’arbre à la roue: tu peux
aussi varier tes représentations en entremêlant les feux de tableaux transparents, c’est-à-dire de chiffres, de fleurs , de sujets divers, coloriés et rendus transparents à l'aide d’une couche d’huile; tu décalques d’abord le dessin sur un papier noir, puis tu découpes exactement la place, et tu colles le dessin par derrière, en sorte qu’il se détache en transparent avec toutes ses couleurs, au milieu d'un fond noir
On peut juger si Charles était satisfait de posséder, à son tour, ce spectacle qui l’avait tant charmé,
♦ et de voir qu’on pouvait produire de si merveilleux
22 effets avec quelques planches, une lampe et du 2: papier. Cette découverte l’amusa pendant toutes Z: les vacances, et il se promit bien qu'à la rentrée des 22 classes il reconnaîtrait la bonté de sa mère par un 22 redoublement de travail et d’application ; car c’est 22 en faisant leur propre bonheur que les enfants ré- T compensent leurs mères.