‹ Éducation moderne et entraînement professionel [microforme]Chapitre 24 sur 29 · DES · texte numérisé non relu

DES

écoles, formerait un palpitant roman, qui aurai. presque autant de vogue que V “Uncle Tom’s Cabin ” et autres récits de cette nature.

Dans bien des écoles, chaque faute d'orthographe, chaque mot oublié dans la leçon à apprendre par cœur, la moindre infraction au règlement étaient punis par autant de coups de “ règle” ou de férule.

Et souvent, quel raffinement de cruauté ne mettait-on pas dans l'exécution de ces châtiments brutaux !

Cependant, pour réduire certains caractères durs et obstinés, il peut devenir nécessaire de recourir à des punitions afflictives.

Ft il est bon aussi que les élèves sachent que le maître saura avoir recours à ce moyen suprême de réprimer la révolte, s’ils y donnent lieu.

Mais on peut dire que les punitions afflictives ne devraient être mises en usage que pour réprimer la révolte, et lorsque les autres moyens de punir n’ont pas montré une suffisante efficacité.

T1 ne devrait jamais être question de punitions afflictives, ni pour rendre les élèves plus diligents au travail, ni pour corriger la pétulence naturelle au jeune âge. Les autres manières de punir sont suffisamment efficaces pour tous ces Cas.

Punir à propos est souvent aussi difficile aue louer à propos.

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D'ailleurs, la punition, l’éloge et la louange doivent être tour à tour employés comme moyen d’éducation.

L’éloge, c’est le mérite constaté ; la louange, c’est le mérite publié.

L’éloge est le droit du mérite: on ne peut vouloir le bien sans vouloir l’estime, qui en est une conséquence nécessaire, et qui se traduit par l’éloge.

L’éloge est un stimulant: donné avec tact et mesure, il anime au bien, car c’est l’amour du bien qui en est le motif.

Le danger de léloge, c’est, qu'en louant l'acte bon ou le bien en soi, on loue aussi la personne. Or ce qui est digne d’éloge, c’est le bien et non la personne dans laquelle se rencontre le bien.

Cette distinction montre la différence qu’il y a entre l’orgueil ou la vanité, et une juste appréciation du bien que l’on constate en soi-même.

Quant à la louange, elle s’adresse plus directement à la personne. De là dans celui qui la donne le danger de tomber dans la flatterie.

T1 arrive souvent que l’on loue plus l'enfant que le bien qu’il a fait; et l’enfant qui recoit la louanee ct grandement exposé à la rapporter à soi, et non au bien qui est en lui.

L’éducateur devra done <’efforcer de distribuer si sagement, punitions, éloges et louanges, que tous concourent au but de l'éducation: donner aux puissances et aux facultés de lenfant la plénitude de leur développement et de leur perfectionnement.

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