DROIT DES GENS
Le gouvernement a plus à faire que veiller à la paix intérieure , il défend l'État contre les ennemis et traite avec les gouvernements des pays étrangers.
La règle de conduite d'un peuplé viiià-YÎs un autre peuple doit être celle de tout simple partifculîer vis-à-vis son prochain, ne pas faire à autrui be qu'on ne voudrait |)a!s qu'il vbuè fttt fait, et faire ce qu'on voudrait qu'il vous fît; ôtrejuste^ bienveillant, fidèle à sa parole. Les devoirs et les ditiiis des nations entre elles conistituëilt ce qu'on appelle le droit des gens.
Chaque gouvernement envoie des timbassadeurs aux autres nations, conclut des traités avec elles, fait la guerre et la paix. La guerre est la plus triste des nécessités. Elle n^est juste que lorsqu'on la fait pour se défendre dans un danger extrême , ou pour éviter d'y tomber. Le gouvernement qui la fait pour satisfaire un caprice, pour étendre sa domination, pour ravir les droits à iin autre gouvernement, ou s'opposer à leur exercice , est un assas* 3in, Le sang des itnilliers de victimes ,
le çx4 fl^ ^an^ de yeuves , de tant 4'opt phelins, l'affliction des parents privés dw ^Qf)ti^)f de l^ur yieill^i^i^e y |a n^is^re de tsi^\ de m^lheureju^ qui ppt vuleqy^ champa dévastés ;( leur^ maisons coi^isunq^es ^ la paix du ^lQnde troublée , sont autant de voix qui crient sur Ip conquérant : « Malédiction ! malédic^ tion ! »
DES NEVÈRKUTS GOUTEBKEBIEIfTS.
Quand le pouvoir de faire les lois est confié à un seul, le gouvernement prend le nom de monarchie; et le chef de TÉtat reçoit le nom d'empereur, de roi, de duc , de prince. .
Si le pouvoir réside dans l'ensemble des citoyens^ ou dans des représentants élus par eux , le gouvernement prend le
nom de démocratie , république démocrà'tique.
Si le pouvoir réside dans une partie seulement des citoyens, ou dans des classes privilégiées , par exemple , les nobles , les commerçants ou les pro— priétaires , le gouvernement prend le nom â! aristocratie.
Il y a des rois et des princes qui ne peuvent faire les lois qu'avec le concours d'un parlement, c'est-à-dire d'une assemblée de représentants du peuple; on leur donne le nom de souverains constitutionnels.
Chacun de ces gouvernements peut être bon ou mauvais selon qu'il observe ou non la loi de Dieu , qui est la vérité et la justice, et qu'il marche ou non vers le but pour lequel il a été formé.
Le but du gouvernement est d'assurer la conseryation de la société , et son perfectionnement progressif.
Il a donc pour devoir d'accroître la moralité publique et le bien-être en développant la raison et les affections , d'enseigner les droits et les devoirs , d'accoutumer le citoyen à désirer et à faire ce qui est utile au bien commun , d'activer l'industrie , d'entraver le moins possible l'exercice de la volonté individuelle dans les actes qui ne peuvent nuire ^ de veiller à ce que le pays, soit tranquille au dedans et respecté au dehors. ;:^
Vois-je dans un pays des citog^ens laborieux, honorables, bienveillants, qui ont le respect de leur dignité et la font respecter, le faible protégé contre le fort , l'homme probe contre le fripon , les plus dignes élevés aux emplois, le commerce encouragé, le salut de l'État assuré, l'éducation répandue , je
béais le ciel, et je dis : « Là, il y a un bon gouvernement. » Combien il mérite notre amour le gouvernement qui assure notre tranquillité, rend la justice, réprime les méchants , secourt les malheureux et fait que nous vivons tous comme autant de frères !
Quant les fautes d un peuple ont lassé la bonté de Dieu , et lui ont attiré un mauvais gouvernement , un chef faible ou tyran; le citoyen de ce pays travaille par la persuasion et l'amour à répandre peu à peu le bien; s'il n'y peut réussir , il se garde des complots , des révolutions; il supporte le mal avec patience , ou il change de pays , mais sans cesser d'aimer le^ien.