LA COOPÉRATION DES IDÉES ET LES UNIVERSITÉS POPULAIRES
Tous ceux qui croient à Tavenir de la démocratie, tous ceux qui pensent que le progrès ne consiste pas uniquement à changer les formules de la servitude, s'accordent à reconnaître que le premier des devoirs qui s'imposent à nous est l'éducation intellectuelle et morale du peuple. Il importe que les citoyens s'élèvent comme les institutions : si les intelligences s'obscurcissent, si les volontés s'énervent, la liberté risque fort de n'être plus que la tyrannie consentie.
Il est juste de dire que nous avons fait des efforts efficaces et de grands sacrifices pour réaliser cette condition première de tout progrès réel et définitif. Nous avons multiplié les écoles, nous les avons voulues propres, claires, spacieuses, conformes aux lois élémentaires de Thygiène, nous leur avons assuré des maîtres instruits, dévoués, pénétrés de l'importance de la mission qui leur est confiée. Entre sa