LA FORCE ET LA SOUPLESSE
Ta souplesse est inséparable de la force dans une éducâ-, tion sportive ; dès le début il faut associer ces deux qualités même dans les exercices les plus simples si l’on veut
LES QUALITÉS SPORTIVES
acquérir la sûreté d’exécution et la maîtrise. On voit sans doute des sujets très forts gaspillant leurs forces sans compter, faire des efforts superflus pour sauter, grimper ou soulever des poids. lueurs contractions sont généralisées à tout le corps au lieu d’être réparties seulement aux muscles utiles, la dépense étant en disproportion avec le résultat, ils se fatiguent très vite. Ces sujets ne sont pas arrivés à un degré de perfectionnement bien élevé ; en supprimant les efforts inutiles, en restant souples, en se maîtrisant ils accompliraient le même travail avec facilité et un véritable plaisir.
Mais ils sont en plein désordre, leur respiration s’arrête, la face se congestionne et la raideur envahit tout le corps. Cet état peut changer ; avec de la volonté et de l’attention on diminuera la fatigue, on écartera les dangers du surmenage du cœur et les accidents tels que la hernie ; les avantages de la bonne éducation seront dus exclusivement à la manière de travailler et ouvriront la porte à un progrès presqu’indéfini.
LA DÉCONTRACTION
I^es contractions musculaires prolongées sont extrêmement fatigantes ; si l’on se raidissait de la tête aux pieds sans mouvement comme un malade tétanisé on s’éreinterait sans produire de travail. Cela se passe à un degré moindre si l’on fait d’inutiles efforts et si l’on maintient contractés, dans les phases d’un mouvement, les muscles dont l’action n’est plus efiS.cace. Avec ce désordre vient la raideur ennemie de toute adresse et source de grande fatigue.
Pour améhorer ses mouvements il faut apprendre à se décontracter partiellement et quelquefois totalement pendant ou après l’effort ; on arrive, par ce moyen, à réduire les contractions musculaires à leur minimum et même à cesser toute contraction. Cela n’est pas facile au début et surtout chez les personnes ayant fait des exercices raides
et saccadés, mais nous pouvons l’obtenir ; nous en avons la faculté et nous nous en trouverons bien, nous pourrons ainsi nous rapprocher de la perfection en diminuant notre fatigue, en augmentant notre adresse uniquement en améliorant notre façon de travailler.