‹ Éducation sanitaire des enfansChapitre 10 sur 43 · V IV · texte numérisé non relu

V IV

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Toutes IesXfe^mé^qu]/cle viennent mères ne sont point clans l^eewmtions voulues pour faire de bonnes nourrices. Si leur mauvaise constitution faisait craindre pour leur santé et celle de l’enfant, ce serait alors le cas de donner à celui-ci un lait étranger dans lequel il pût trouver les élé— mens de sa conservation. C’est même avant ou des la naissance de Fenfant qu’il faut juger si la mère a les qualités requises pour remplir tous les devoirs auxquels elle est appelée. La prudence ne permet point une longue épreuve *, car, eu égard à la délicatesse du nouveau-né , quelques jours seulement d’une mauvaise nourriture suffiraient pour compromettre sa frêle existence.

Dans 1 article précédent il a été question des qualités que devait avoir celle qui voulait nourrir son enfant : toutes ces qualités doivent être encore beaucoup plus recherchées dans une nourrice étrangère. Telle femme , sans réunir toutes les conditions qui commandent la confiance, peut fa ire une bonne nourrice; telle autre aussi peut dans tous les cas être fort bonne pour son propre sang et ne rien valoir pour celui d’autrui; ce qui tient d’une parta 1 identité , et de l’autre à la différence

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d’organisation moléculaire. Toujours aussi les soins accessoires y sont pour beaucoup, et l’enfant qui les recevra de 1k sollicitude maternelle gagnera davantage que celui qui ne les obtiendra que de l’obligation, toutes choses égales d’ailleurs.

Les femmes des campagnes, qui des 1 enfance auront été accoutumées à la sobriété, à un travail journalier, seront toujours meilleures nourrices que les femmes des grandes villes. Les premières, élevées loin du tumulte, vivant dans un calme parfait, et exemptes des passions qui agitent les femmes de nos cités , offriront beaucoup plus d’avantages que les dernières. Si l’on consultait les parens qui font nourrir leurs enfans à Taris ou dans les environs, le plus grand nombre déposeraient qu’ils ont été peu satisfaits des nourrices. En examinant leur maniéré d’etre, on reconnaîtrai L

que la plupart se livrent à des excès de tous genres, ou vivent clans une profonde miserè, maigre les énormes rétributions et les gratifications qn on leur alloue : aussi on peut affirmer qu il est un fort petit nombre de nourrices habitant Paris ou la banlieue , dans lesquelles on puisse avoir une entière confiance. Avec de telles nourrices et les incuries qui s’ensuivent, ajoutez un logement ma*sain, froid en hiver, trop chaud et infect en cto, vu le grand nombre d individus qui logent souvent dans la même' pièce, en voilà beaucoup plus qu’il n’en faut pour nuire au développement d un jeune être.

DES NOURRICES

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