ET DES LITS
plus contraire aux lois de la nature que celle-ci. Si les inconvéniens qui en résultent ne sont pas toujours évidens , c’est que l’habitude en naturalise les effets, puisque dès la naissance commence le bercement. Pour faire sentir tout ce que cette pratique peut avoir de pernicieux, il faut nous rappeler le malaise générai que nous éprouvons quand nous sommes exposés à des secousses analogues long- temps continuées. Le mouvement d’un bateau ou d’une voiture , pour beaucoup de personnes, donne lieu à une sorte de vertige à des envies de vomir, et ensuite à une somnolence trèsfatigante. Nul doute que cette espèce de roulis auquel est soumis 1 enfant ne provoque les mêmes phénomènes.
Si nous avons égard aux dispositions physiques de l’enfant, nous nous convaincrons tout-à-faitque ces volutions peuvent non seulement influer momentanément sur les fonctions du jeune être, mais qu elles sont capables aussi de porter une atteinte dnecte et permanente a 1 organe de l’intelligence.
Il est notoire que les enfans qui sont long-temps et impitoyablement bercés sont pendant les premières années lourds et comme hébétés.
L’état d’idiotisme et d’imbécillité ou se trouvent beaucoup d’individus, n’est que la conséquence de cette manœuvre absurde, qui à la longue ébranle le cerveau de la même manière que les violentes commotions. L’énormité de la tête , chez l’enfant,