‹ Éducation sanitaire des enfansChapitre 29 sur 43 · S II · texte numérisé non relu

S II

La veille , en raison de sa courte durée dans la première enfance , n’est qu’un état secondaire et presque accidentel , puisqu’il ne se manifeste que pour annoncer les besoins de l’enfant; a mesure qu’il avance en âge , le sommeil prend moins sur le temps , et son anticipation diminue graduellement : il prédomine cependant jusqu’à l’époque à laquelle la vie de relation entre tout-à-fait en exercice, c’est-à-dire lorsque l’enfant commence à participer à nos habitudes. Avant ce temps , toute règle qui aurait pour objet de fixer l’espace nécessaire et la période diurne la plus favorable à la veille, ne pourrait recevoir son application.

On ne peut soumettre l’enfant à un système d’habitudes propres à seconder les effets de la nature , que lorsqu’il est susceptible d’être influence par l’exemple des nôtres. Régler le temps du sommeil et celui de la veille , est une considération beaucoup plus importante qu’on ne le pense communément. Ici, les êtres qui vivent dansl’état de nature doivent nous instruire des préceptes à suivre. Pour la plupart des animaux , le jour est consacré à la veille et la nuit au sommeil. Les exceptions contraires ne peuvent point justifier nos coutumes , qui nous font anticiper sur la nuit pour veiller , et sur le temps du jour pour sommeiller; nul

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