XIV AVANT-PROPOS
rite démontrée n'a nullement besoin de preuves, et que toute assertion fausse ne mérite aucune discussion. Je me suis borné à reproduire les argumens qui m’ont paru les plus favorables pour étayer mes idées.
Depuis long-temps ayant senti le besoin d’un traité d’hygiène de l’enfance, et d’un véritable code à la portée de tout le monde, j’ai cru utile de l’entreprendre , car ce ne sont point les dilférens ouvrages écrits sur cette matière qui peuvent servir de guide dans toutes les circonstances et les différentes conditions sociales : les uns appartiennent plutôt à la médecine qu’à l’hygiène à proprement parler, ou ne traitent que d’une ou quelques parties seulement de ce vaste sujet,* d’autres, plus complets en apparence, et tout-à-fait spéculatifs, ne sauraient servir de pian de conduite dans tous les cas. Si je n’ai pas mieux fait que mes prédécesseurs , je crois avoir du moins réuni dans le même cadre tout ce qui est relatif à l’éducation physique des enfans.
En destinant cet essai uniquement aux parens qui veulent bien achever la plus belle tâche que leur imposent la nature , la morale et la société, je souhaite qu’ils y trouvent quelques avis sages et quelques préceptes utiles qui puissent me concilier leurs suffrages : j’aurai alors atteint mon but.