PLAISIR ET ÉCONOMIE DES ÉTUDES ARTISTIQUES
Le En s’efforgant d’embellir ce qui est utile, l’homme ne fuit que céder à a son penchant qui, développé à un degré qu’on ne rencontre pas chez la La bête, prend un caractère tout-à-fait humain, et c’est iei un privilége et un
don que l’on doit apprécier comme un grand bienfait et comme une manifestation plus élevée de nécessité.
L'amour du beau est, en vérité, un trésor bien précieux : il résulte d’une révélation faite à ceux qui en sont dignes, quoique la nature humaine soit sans cesse à sa recherche, et ressente du plaisir et du bonheur à satisfaire ses appétits sous ce rapport. Les gens éclairés ne peuvent pas plus se refuser de satisfaire ce désir commun à toute la nature humaine qu’ils ne pourraient mépriser ia vie, la liberté ou la santé. Ce désir existe chez chacun de nous, en ce moment même ; nous sommes soumis à son influence ; nous devons donc en tirer le meilleur parti possible en lui imprimant une direction convenable.
Les joies pures et l'enthousiasme que l'étude et l'appréciation de l’art font naître sont en eux-mêmes une récompense suffisante ; maïs, la civilisation, le progrès et le développement d’une nation sont liés à la culture des arts de la paix. Il s’en suit que les intérêts d’une société distinguée et intellectuelle et la prospérité matérielle de notre pays dépendent de l'étude de l’art; il en résulte un ensemble de plaisirs et d'avantages aussi rare qu'agréable.