‹ Effets de la « Professio Monastica » Quant aux Droits du PatrimoineChapitre 5 sur 89 · Voyez l'abbé Hemmer, tome I, p · texte numérisé non relu

Voyez l'abbé Hemmer, tome I, p

d’être soumis, mettant leurs biens en commun, et vivant ensemble dans la continenceet la pauvreté» (x). Pour ces moines, Saint Augustin (2) écrit unerègle de la vie régulière et Cassien (3) dansses ouvrages leur donne des instructions. Le 1er et le 2me Concile de Constantinople (4) leur avait défendu de tester après la profession, déclarant qu’à partir de ce moment tous leurs biens appartenaient à leur couvent.

Qu'’allait faire le pouvoir impérial en face de ces nouvelles personnes morales, de ces couvents que peuplaient non seulement des esclaves et des gens du peuple, mais des enfants des plus riches et des plus nobles familles (5)?

Très désireux de réunir en leurs mains la suprématie religieuse avec la politique, les pouvoirs de l'Eglise avec ceux de l'Etat, les Empereurs s'emparèrent de ces questions qui touchent aux intérêts de l'Eglise, à ceux des familles et à ceux de l'Etat.

Ils reconnurent aux monastères une existence légale, ils leur donnèrent un droit de succession, après tous les autres héritiers et avant le fisc, sur les biens

1 Bosisier, La fin du paganisme, Paris 1895, tome IL, p. 418-410.

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