‹ Effets de la « Professio Monastica » Quant aux Droits du PatrimoineChapitre 57 sur 89 · OUR · texte numérisé non relu

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Mais ce n’était point assez : pour dépouillerlesreligieux du droit de succéder, on avait mis en avant l'intérêt de la famille ; on mit en avant l'intérêt de l'Etat pour les empêcher de porter aux couvents aucune partie de leur patrimoine. On sentit combien il était dangereux de laisser tomber sous la mainmorte tant de biens ; « il serait arrivé par succession de tems que tous les biensdu royaume auraient été engloutis par les monastères qui les auraient reçûs en détail de ceux quise font religieux » (1). L’incapacité de succéder n’était point une barrière suffisante. On résolut denepas laisserlibre jeu en France aux institutions du droit romain et du droit canonique qui donnaient au couvent tous les biens du profès dès l’instant de la profession. On exigea de lui, s’il voulait donner ses biens au couvent, une donation expresse ; puis un jour vint où l’on défendit même cette donation du moine à son couvent : on prétendait le garder contre toute captation.

Il ne restait plusrien del’anciennethéorie, ébranlée par les Saints eux-mêmes. Le désir de conserver les biens dans les familles, désir que le pape Nicolas Ie reprochait déjà aux Français, avait continué l'œuvre de démolition (2). Elle fut achevée par la

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