MED
Analyse du gaz contenu dans l'estomac :
Volume de gaz recueilli : 25 centimètres cubes.
Acide carbonique ......... 1 — Daipocbdose retour quantité presque nulle.
AZOLE Tree paocdaoe 23 cent. cubes 7.
En quantité centésimale :
NCHeNCATNONIQUE. che em cc 4 DOTE ass eooo bent oo nt 4,2 AZOTO ee tn een a en tele ee teste Pile 94,8
Exp. XIII. — Chien placé dans le grand récipient, une heure, à la pression de 4 atmosphères 1/2. Décompression en cinq minutes. L'animal respire péniblement, il marche en vacillant, la tête basse, les yeux hagards. Il va s’appuyer sur le mur, mais se remeten moins d’une heure. Conserve pendant quelques heures encore un peu de tristesse, se refuse à manger un morceau de viande deux heures après. Revient à l’état normal.
Exp. XIV. — Un chien pesant # kil. 6 est placé dans l'air comprimé à 6 atmosphères pendant trente minutes. Décompression en quatre minutes. Sort de l’appareil à l’état normal.
Exp. XV. — Un chien est placé dans le récipient pendant vingt-cinq minutes. Pression : 6 atmosphères. Décompression instantanée, l'animal est mort.
Exp. XVI. — Un chien malade (il a un certain nombre d’abcès en pleine suppuration) est à trois reprises introduit dans le récipient. La première fois pendant quinze minutes à 6 atmosphères, la seconde fois pendant trente minutes à 6 atmosphères, la troisième fois pendant quarante-cinq minutes à 7 atmosphères. Il a supporté trois décompressions instantanées. La troisième fois seulement, il sort de l'appareil incommodé, il se couche sur le flanc avec de la dyspnée; mais après une demi-heure, il est revenu à son état initial.
Exr. XVII. — Petit chien porté à 7 atmosphères 1/2 dans l'air comprimé. Il y est maintenu quarante-cinq minutes, de 41 h. 10 à 14 h. 55. Décompression instantanée. Agitation immédiate de l'animal dans le récipient, à l'ouverture de l'appareil, le chien est mort. Écume à la bouche. Météorisme; membres flasques.
C'est donc entre six atmosphères et demie et sept que le chien meurt de la décompression instantanée, après une compression préalable de quarante-cinq minutes environ.
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Expériences sur les oiseaux,
$ 3. Exp. XVIII. — Un canard est placé dans le grand récipient à 10 h.45. Dès qu’on fait monter la pression avec de l'air, l'animal s’agite. À 10 h. 30, la pression est de 2 atmosphères 1/2. Elle est maintenue égale jusqu'à décompression instantanée. L'animal est bien portant.
Exp. XIX. — A 11 h. 15, le même canard que celui de l’expérience précédente est remis dans le grand récipient. 41 h. 18, la pression est de 4 atmosphères. 11 h. 35, même pression, décompression instantanée. L'animal paraît bien portant. À 41 h. 45, il a cessé de se soutenir sur ses pattes, il tombe sur le flanc. Quelques convulsions agoniques, il crie et meurt à 3 h. 15.
Autopsie. — Quelques bulles rares dans les vaisseaux mésentériques. Le sang du cœur n’est pas spumeux. Caillots de sang filamenteux le long de la grande scissure du cerveau.
Exp. XX. — Un canard et un jeune moineau sont placés dans le même appareil à 3 h. 40. La pression est de 4 atmosphères à 3 h. 50, de 6 atmosphères à 4 h. 4, elle demeure égale à 6 atmosphères jusqu’à 4 h. 30. Décompression brusque. Le canard est mourant, il meurt moins de deux minutes après sa sortie de l'appareil. Le moineau était mort, dès l’ouverture du récipient.
Exp. XXI. — % h.40. Je place deux jeunes moineaux dans le récipient. 4 h. 50, la pression est de 3 atmosphères 1/2. Décompression brusque. L'un des moineaux est mort; l’autre est bien portant. Ce dernier est attaché par la patte, dans le jardin du laboratoire, Il mange du pain mouillé que lui présente le garçon.
Exp. XXII. — Le moineau qui a survécu est introduit dans l’éprouvette à 5 h. 43. La pression est élevée jusqu’à 10 atmosphères. L'animal est immobile au fond de l’appareil. 5 h. 42, il vomit. 6 heures, décompression aussi brusque que possible. L'oiseau tombe sur le dos, bat des ailes et meurt les ailes étendues et le bec ouvert après quelques convulsions agoniques.
Comme pour les mammifères, dans les expériences conduites comme celles dont je viens de rendre compte, en les prenant parmi les nombreux essais semblables que j'ai tentés, j'attribue la mort des oiseaux à l’action seule de la décompression brusque.
Le canard de l'expérience XIX a survécu quelques heures à la décompression, peut-être n’en serait-il pas mort, s’il n'avait pas eu d’hémorragie cérébrale.
Bien que certains moineaux aient résisté plus que d’autres, il
D es résulte de l’ensemble de mes expériences que les oiseaux offrent moins de résistance que les.mammifères à la décompression brusque.
La moyenne de toutes nes expériences sur différents mammifères et oiseaux, m’a donné, du reste, les chiffres suivants :
Durée Pression moyenne, Noms des animaux. de la limite compression, de la résistance.
CRIS SRE TEE 45 min. 6 atm. 1/2 à 7.
LODINS ER EEE EEE ETS id. 5 atm. à 5 1/2.
SOUS es ee nee nes id. 5 à 6 atm.
CODAGE EEE id. 6 atm. à 6 atm. 1/2.
Gañards REA id. 4 atm.
IMOINCAUD RES CEE". ° id. 4 atm. 1/2 à 5.
Lésions organiques diverses.
$ 4. Gaz libres des cavités viscérales. — Dans un certain nombre d’autopsies, outre la présence du gaz libre contenu dans les vaisseaux sanguins et dans le cœur, j'ai rappelé le gonflement quelquefois énorme de l'estomac et des intestins.
J’ai déjà donné une analyse des gaz contenus dans l'estomac, je la rappelle ici :
; Cipétossndsaeacss 1,2 00.
ed Aoide carbonique £ 25 cent. cubes. ea AT Ter an \ De WA CU PRE LE
Les vaisseaux exhalent donc surtout de l’azote dans les viscères quand, à une compression durant une heure au plus dans l'air, succède une décompression brusque.
Quant à l'oxygène, dans ces conditions, il est consommé par les tissus. |
Sd. Lésions pulmonaires. — Outre le dégagement du gaz libre dans le sang et dans les intestins on a signalé, et je les ai vus très souvent, des piquetés rouges à la surface et dans l'épaisseur des masses pulmonaires.
Souvent même, au lieu de simples ponctuations, l'apoplexie pulmonaire se traduit par de larges taches de couleur rouge sombre au centre, plus claire à leur périphérie, à bords mal définis où la teinte sanguine se perd dans la masse pulmonaire ressemblant aux éclaboussures d’une tache d’encre.