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ACTION DE L’'OXYGÈNE RESPIRÉ A HAUTE PRESSION

SOMMAIRE : Influence de la pureté de l'oxygène. — Expériences sur les animaux à sang chaud et sur les animaux à sang froid.

$ 1. Influence de la pureté de l'oxygène. — Je rappelle ce que j'ai dit au début du chapitre II, dans le $ 8.

L’addition de la large soupape au grand récipient m'a permis d'étudier, à des pressions relativement basses, les seuls effets mécaniques de l’azote rendu libre par suite d’une décompression très brusque.

L'emploi de l'oxygène pur va faire assister aux seuls accidents dus à l’action de ce gaz respiré à haute pression.

Sans rapporter ici, non plus que pour l’action de l'air comprimé, toutes les expériences préliminaires à la suite desquelles jai employé toujours l'oxygène préparé par mes soins au laboratoire, j'en donnerai pourtant deux d’entre celles qui ont été exécutées avec de l'oxygène acheté tout préparé parce qu'elles démontrent bien par comparaison, avec les autres, l'importance du degré de pureté du gaz employé.

Ajoutons, dès le début, qu'il résulte de l'ensemble de toutes les expériences réalisées avec l'oxygène comprimé, que quand ce gaz est pur, la vitesse de la décompression est sans la moindre importance, au moins dans la limite des pressions que j'ai produites.

Redoutant cependant des accidents de traumatisme causés par la rentrée brusque du gaz, j'ai, par mesure de précaution, évité souvent la décompression brusque ou plus souvent encore fait

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l'expérience en double, l’une suivie de Ja décompression brusque, l’autre de la décompression lente. Mais dans le champ de mes expériences, cette précaution n’est certainement pas indispensable.

Exp. XXXV. — Un chien pesant 6 kil. 2 est placé à 4 h.5 dans le grand récipient. Je projette dans l'appareil de l'oxygène acheté tout préparé. A 4 h. 10, la pression est de 5 atmosphères; à 4#h.13, de 5 atm. 1/4, premières agitations, aboiements; 4 h. 15, l'animal est calmé, la pression est 6 atmosphères. Je n’entends plus rien jusqu'à # h. 25, la pression est alors de 7 atmosphères, pression maintenue jusqu’à la fin de l'expérience. Convulsions plus tranchées que les premières, le bruit des ongles qui frottent sur le récipient est rythmé. Je renouvelle l’oxygène contenu dans le récipient, tout en maintenant la même pression. À 4 h. 55, décompression brusque. L'animal est dans un état fort piteux. Il ràle sur le flanc, ses pattes sont raidies, opisthotonos assez prononcé. Mouvements respiratoires amples et fréquents. Il a déféqué dans l'appareil. Il se rétablit pourtant lentement. À 5 h. 10, agitations, il fait des efforts pour se relever, tourne les yeux du côté où on l'appelle, mais il ne peut encore se dresser sur les pattes. À 5 h. 20, il marche. Paraplégie, il traine ses pattes postérieures jusqu’à 6 heures. Alors il commence à s’en servir, mais sans les mouvoir pourtant autrement que pour en pousser le sol en le grattant, comme dans la locomotion du saut. À 6 h. 15, il est revenu à l’état normal.

Exp. XXXVI. — Je fais l’analyse du gaz employé et celle du même gaz quand il était parvenu dans le récipient.

Gaz du sac. Gaz du récipient.

ACTE CUTDONIQUE er ree : 0 0/0. très faible quantité. OLYQÈRE TR Rec ecrer eat 90,25 0/0. 89 0/0.

AO De Re er nc uese 9,15 0/0. 10 0/0.

L’oxygène employé dans toutes les expériences suivantes était préparé au laboratoire. J'ai répété avec le gaz ainsi préparé un très grand nombre de fois l’analyse comparative, ainsi que je l'ai pratiquée ci-dessus pour l'oxygène fabriqué commercialement, bien que je ne donne pas des analyses de gaz après chacune de mes expériences.

Exp, XXXVII. — Un chien pesant 5 kil. 3 est introduit dans le grand récipient. De 2 h. 50 à 3 heures on fait passer un courant d'oxygène préparé au laboratoire. À 3 heures, la pression monte d'emblée à 6 atmosphères. À 3 h. 5, premières agitations convulsives. Je fais monter la pression à 6 atm. 1/4 à l’aide de la pompe, toujours avec de l'oxygène. 3 h. 8, nouvelles convulsions plus fortes. Aboiements suivis de plaintes. De 3h. 20 à 3 h. 24, convulsions plus continues. A partir de 3 h. 30, n’ayant plus

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perçu de mouvements, je décomprime jusqu’à 3 h, 37. L'animalest mort, il est en état de rigidité cadavérique. Opisthotonos prononcé. Le Ga est vraisemblablement mort à 3 h. 30. Je ne trouve rien de particulier à l’autopsie.

Analyse du gaz dans le récipient avant la décompression :

DEUTONC nee rss. 90,74 0/0.

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